article de thierry Tamisier

Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 17:11

Ce matin devant ma télé (samedi 21 fév), en regardant FR3, j’ai éprouvé autant de plaisir qu’un speaker argentin qui annonce un but de son équipe en finale de la coupe du Monde.

 

Je dois ce plaisir à la réponse de Jean Noël Guérini aux attaques du maire de Fos sur mer M. RAIMONDI,  sur le dossier de l’incinérateur, et qu’il justifie au motif que si on le cherche on finit toujours par le trouver.

 

Alors qu’elle est cette réplique du berger à la bergère qui m’a procuré autant de plaisir ?

 

Elle se résume en un chiffre ; 50 !!

 

Ou plutôt 50 fois plus !!

 

C’est le rapport, selon JN Guérini, entre la pollution dégagée par l’incinérateur et celle bien supérieure dégagée actuellement par des industries comme Ascométal, Sollac (MITTAL) ou ESSO.

 

Enfin nous y voilà ! Et c’est peut être par là qu’il fallait commencer.

 

Pour qu’il n’y ait aucun doute sur l’affirmation de  JN Guérini, précisons utilement, et à titre d’exemple, que l’usine MITTAL à Fos sur mer (ex Sollac) a une capacité de production d’aciers plats (bobines de tôles appelées coils en Anglais) de 750 T/h (sept cent cinquante tonnes heures en régime maxi).

 

 Il y a en effet trois fours de réchauffage avant laminage de conception STEIN- HEURTEY (société d’ingénierie française), dont la capacité initiale était de 350 T/h chacun et qui avait été ensuite réduite à 250 T/h.

 

L’usine reçoit du minerai de fer qui est d’abord transformé en acier par un procédé de fusion (plus de 1500 °) et se présente alors sous forme de lingots de plusieurs tonnes appelés « brames » qui refroidissent jusqu’à 200° environs.

 







 




                                                                                                                       Coulée continue

Puis, Ces brames sont à nouveau réchauffées jusqu’à une température de 1480 ° avant d’être laminées à chaud jusqu’à de faibles épaisseurs de tôles, enroulées ensuite sous forme de bobine (d’où l’ancien nom de Sollac ; Société Lorraine de Laminage A Chaud).

 


Le parc à brames «  froides »














La sortie du four de réchauffage avant laminoir

 











Laminoir                                                              Bobineuse

Il y a donc deux montées en température au delà de 1400 °c; d’abord pour fondre le minerai et fabriquer une brame, ensuite pour transformer la brame en feuilles de tôles par laminage à chaud.

 

On imagine très bien, que compte tenu de la masse de matière concernée les quantités de carburants brûlés sont colossales. On ne chauffe pas l’acier jusqu'à fusion avec la même énergie qu’on brûle du carton et des produits ménagers.

 

Faisons un calcul simple ;

 

750 Tonnes d’acier à l’heure= 18 000 tonnes par jour = 558 000 tonnes par mois, soit 6 696 000 tonnes par An.

 

 Telle est la capacité de production maximale de Mittal à Fos sur mer !!


 

Halle de stockage

 

Six millions six cent quatre vingt seize mille tonnes d’acier par an, et réchauffées deux fois en utilisant notamment du fuel lourd et du gaz de four à coke qui ont un pourvoir polluant important.

 

Cette capacité maximale est à comparer aux ridicules 250 000 tonnes de déchets ménagers qui seront brûlées par l’incinérateur qui, à côté,  fera figure de barbecue à Merguez.


Malheureusement, il a déjà été clairement établi, sans nul doute, et dans d’autres régions ou ces barbecues à Merguez étaient installés, qu’il y avait une augmentation notable des cancers à proximité de la zone.

 

C’est dire les conséquences sur la santé des populations que doit avoir par ailleurs une usine sidérurgique telle que celle de Mittal, et si on ajoute encore Ascometal, Esso, Meirex et autre……. Aïe ! Aïe ! Aïe!!

 

D’autant que Mittal à Fos sur mer fabrique des aciers spéciaux inoxydables, qui nécessitent d’utiliser des produits stabilisants comme le nickel, le chrome, le molybdène, le zinc et le cadmium qui est une impureté du ZINC.

 

A propos du cadmium qui avait fait l’objet d’un article sur ce blog, MITTAL reconnaît en rejeter à l’atmosphère plusieurs centaines de kilos par an, et notamment plus de 500 kg en 2003, 2004, 2005.

 

Ce chiffre est incontestable puisqu’il est déclaré par le pollueur lui-même sur le registre français des émetteurs de polluants.

 

ETABLISSEMENTS

 

CADNIUM ET COMPOSES EMIS A L’ATMOSPHERE PAR kg ET par an

 

 

2007

2006

2005

2004

2003

MITTAL

FOS

196

215

514

634

523

ASCOMETAL

FOS

25

68

122

13

NC

CENTRALE EDF

MARTIGUES

33

53

79

33

NC

ENDESA

MEYREUIL

63

NC

NC

51

14

INEOS

MARTIGUES

NC

30

NC

18

NC

KERNEOS

FOS

NC

11

NC

NC

NC

NAPHTACHIMIE

MARTIGUES

23

17

54

29

26

RAFFINERIE DE BERRE

BERRE

25

23

22

20

NC

RAFFINERIE LA MEDE

LA MEDE

NC

NC

14

NC

NC

RAFFINERIE ESSO

FOS

62

16

NC

35

20

MEREX

ROGNAC

NC

16

NC

NC

NC

UCB

BERRE

22

24

NC

NC

NC

USINE  DE L’AUBETTE

BERRE

28

29

NC

NC

NC

 

Total en Kg/an

476

502

805

832

583

 

Le cadmium est un produit reconnu cancérigène qui s’attaque aux os, à l’appareil urinaire, et aux poumons.

 

Trois des 10 principaux pollueurs français à émettre du cadmium sont situés à Fos ;  Mittal, Esso et Ascométal.

 

Le cadmium est un perturbateur endocrinien fortement soupçonné pour expliquer l’infertilité.

 

En outre c’est un produit bio persistant qui n’est pas éliminé par le corps humain et qui se concentre dans la chaîne alimentaire.

 

Sachant que La dose mortelle pour l’homme est d’environ 0.2 grammes, cela signifie que chaque année on rejette à l’atmosphère suffisamment de poison pour tuer plus de deux millions de personnes.

 

Alors, bien sur, la pollution se disperse avec le vent dans la nature, mais le polluant se stockera tôt au tard dans les plantes puis sera transmis aux animaux, et finira un jour par coloniser entièrement la chaîne alimentaire.

 

Tant bien même ce processus prendrait des dizaines d’années il est inéluctable, d’autant qu’il est déjà en route depuis le début des années 70.

 

Ceci démontre, comme certains l’ont soutenu (avec trop peu d’échos), qu'il est incontournable que le problème de la pollution soit traité de manière globale, en incluant l'ensemble des pollueurs, mais aussi dans le cadre d'une vision économique de la zone à moyen terme.

 

A défaut d’apporter une réponse économique à la nécessaire mutation industrielle de la Zone, le pollueur apparaîtra toujours à tord comme un mal nécessaire.



Cela demandera du courage, du travail de remise en cause de principes économiques obsolètes, et que chacun renonce aux avantages personnels qu'il pourrait espérer de sa compromission.

Cela m'inspire finalement un proverbe de Christophe Colomb qui disait ;

 

"Tout ce qui résulte du progrès humain ne peut se faire avec l'assentiment de tous, et ceux qui aperçoivent la lumière avant les autres sont condamnés à la suivre en dépit des autres".

 

Les salariés d'Ascométal ou de SOLLAC pourront toujours pleurer, la question de la désindustrialisation du golfe de Fos dans sa configuration actuelle se posera nécessairement tôt ou tard et dans l'intérêt général.

Premièrement parce que la prospérité n'a malheureusement jamais été au rendez vous de ce type d'industries pour les populations locales malgré les milliers d’emplois qui sont toujours annoncés.

 

Il est grand temps que les populations se montrent moins naïves sur ce point.

 

La preuve est faite, en effet, que nous avons paradoxalement à la fois une industrie lourde très présente, et malgré cela une situation sociale globale peu satisfaisante pour les riverains avec beaucoup de chômage.

 

Ce type d’industries n’est pas une fatalité, puisque la région avait une vie économique avant et elle en aura une après.

 

Notre région a de nombreux atouts qui pourront être valorisés, outre que le nécessaire chantier de dépollution du site devrait proposer encore des années de travail.

 

La question de la désindustrialisation doit encore se poser, pour éviter des situations idiotes ou on peu justifier d’une nouvelle pollution au prétexte qu’il y a en a déjà une plus importante.

 

Cette période actuelle de conflit ouvert entre élus d’un même bord est finalement très bénéfique à la réflexion, parce que les masques commencent à tomber et que l’on découvre le comportement ambivalent de chacun.

 

Le problème de l’industrie polluante c’est qu’elle réalise une convergence d’intérêt entre ;

 

D’une part, les élus auxquels elle apporte une manne financière énorme ce qui leur permet notamment de développer le clientélisme et, pour faire court, d’acheter les électeurs.

 

D’autre part, les syndicats qui prospèrent dans ce type d’activités dont ils tirent eux aussi une manne financière importante. On se rappellera certainement les déclarations publiques de représentants de la CGT locale qui disaient ; » Nous raserons tout à la première pierre ». Si telle était leur intention il y a un peu de retard dans le planning.

 

Ensuite, les industriels qui ne paieront jamais le véritable coût des dégâts occasionnés par des dizaines d’années de pollution.

 

Enfin, les salariés de ses entreprises qui croient, par ignorance, que les choses ne pourraient en être autrement, et qui au final seront les premiers à payer de leur propre santé.

 

En ce qui concerne ce dernier point, on peut mettre face à face l’intérêt de ses activités pour les salariés qui veulent préserver leur emploi, et la somme de 250 millions d’euros que le président du SAN ouest Provence serait prêt à verser pour transformer l’incinérateur en usine de méthanisation.

 

Avec 250 millions d’euros on pourrait en effet proposer une indemnité de licenciement de 100 000 euros aux 2500 personnes employées à SOLLAC, et il est probable qu’un grand nombre d’entre eux accepteraient.

 

D’autant que d’ici à 2010 Mittal annonce que 60% de l’effectif va partir à la retraite.

 

Voilà peut être une bonne occasion à saisir, dans le cas bien sur où on s’apercevrait d’ici là qu’il n’est plus raisonnable de continuer à polluer au rythme ou le fait Mittal actuellement.

 

Espérons le !


Publié par Thierry Tamisier,  le 25 février 2009. 

  thierry.tamisier.13@orange.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /2009 17:03

 

Cela finira peut être par devenir un classique du genre.

 

Comme il y a un peu plus d’un an (précédente édition en novembre 2007), s’est tenue ce vendredi 13 février 2009, à la Halle Parsemain à Fos sur mer, ce que les organisateurs ont appelé « une grande réunion des anti-incinérateur ».

 

Cette réunion organisée par le SAN ouest Provence avait pour maître de cérémonie son président, M. Bernard Granier, qui en justifiait l’opportunité dans le cadre des actions pour s’opposer à l’entrée en service de l’incinérateur d’ordures ménagères construit à Fos sur mer, et plus particulièrement compte tenu de la décision de M. Caselli président de la communauté urbaine de Marseille de ne pas mettre un terme définitif à ce projet.

 

Rappelons que « les forces de gauche » et le Modem s’étaient toujours prononcés contre la mise en service de cette installation, que le pouvoir de décision est aujourd’hui entre les mains du président de la Cum le socialiste Caselli, et qu’après avoir reçu les conclusions d’un audit sur les conséquences économico juridico financières de l’arrêt du projet ce dernier a finalement décidé que la construction de l’incinérateur irait à son terme.

 

On rajoutera à titre tout à fait anecdotique qu’il entend cependant diminuer la capacité initiale de l’incinérateur au profit de la méthanisation.

 

Et pour être tout à fait complet, qu’il a l’entier soutient de M. Jean Noël Guérini actuel président PS du conseil général.

 

Environ 800 personnes étaient présentes comme pour la précédente édition.

 

Installés à la tribune on comptait une dizaine d’intervenants, dont M. Granier et plusieurs maires des communes de Ouest Provence (Bernardini pour Istres, RAIMONDI pour Fos, Vigouroux pour Miramas, Charrier pour port Saint Louis, le maire de Grans et une autre personne ?) auxquels s’ajoutaient les présidents de deux associations de défenses (Gérard Casanova, CSE de Port Saint Louis et Daniel Moutet président du FRGF), et enfin le docteur Vincent Besin de Port saint louis du Rhône venu témoigner de l’état sanitaire des populations riveraines.

 

Installés en ligne à la tribune tous ces messieurs auraient pu inspirer le tableau de LEONARD DE VINCI le dernier repas du Christ.

 

Sauf que le compte n’y était pas, puisqu’ils n’étaient que dix.

 

Mais en rajoutant Michel Vauzelle, Jean Noel Guérini, et Eugène Caselli on aurait certainement été au complet sans oublier JUDA.

 

C’est d’ailleurs un peu comme cela que Bernard Granier devait l’entendre, lui qui pour ne pas que l’histoire se répète, et avant de ce faire crucifier dans le rôle du prophète, a préféré envoyer au pilori sans autre forme de procès son ami (ou ancien ami ; dieu seul le sait) Jean Noël Guérini.

 

C’est donc par une projection sur écran géant d’images d’archives d’un débat Gaudin contre Guérini au moment des municipales 2008 que commençait cette réunion.

 

On y montrait sans doute possible GUERINI affirmer que ; lui aux affaires l’incinérateur ne se ferait pas.

 

Rappelons que c’est grâce à cet engagement qu’il avait reçu le soutient de Jean Luc Benhamias et du Modem pour le deuxième tour de l’élection municipale à Marseille.

 

Tout était dit, on avait été trahis, on pouvait presque rentrer à la maison.

 

Alors bien sûr, comme il est de coutume en pareilles occasions; chacun a pris tour à tour la parole pour se faire un peu de « pub » politique (c’est bien normal), dans son propre style, mais avec un discours assez récurant sur le dénie de démocratie dont les riverains étaient victimes, les méfaits de l’incinérateur, son engagement indéfectible auprès des populations, et l’état sanitaire inquiétant.

 

Et au final, très peu de choses sur les actions réellement à mettre en œuvre pour gagner la bataille si ce n’est « en vrac » ;  de venir manifester le 19 février à Marseille devant la cum, d’envoyer différents courriers et recours gracieux au président de la cum, ou de menacer de quelques procédures judiciaires dont on connaît l’efficacité, puisqu’à ce jour aucune n’a jamais mené à rien.

 

Finalement l’ambiance était assez "bon enfant", Bernard Granier semblait à son aise dans son rôle de grand prêtre, et on aurait presque imaginé que tout allait s’arranger tellement la messe était bien dite.


On attendait presque la colombe qui viendrait nous annoncer la fin du déluge portant dans son bec un rameau d'olivier.
 

Applaudissement, émotion effet de voix, tout y était…. Sauf l’essentiel ;

 

La réponse à la question ; Quelle stratégie politico, juridico, socialo, financière et technique nos grands chefs étaient ils en mesure de nous proposer pour en sortir ?

 

La parole est finalement donnée à l’auditoire et les témoignages angoissés, et même terribles, se succèdent de personnes qui craignent pour leur santé et celle de leurs proches.

 

Nous voilà au moins replongés au centre de la problématique.

 

Il n’est plus question de la survie des iguanes aux Galapagos ni de l’épaisseur de la banquise, mais de ce qui se passe devant notre porte, de maladies des enfants, des cancers.

 

Plus le temps passe plus il m’est difficile de supporter les attitudes d’auto satisfaction de certains.

 

J’avais pourtant décidé de garder le silence.

 

Un vendredi soir fatigué de la semaine, ne me semblait pas des conditions idéales pour exprimer mon mécontentement, et à quoi bon finalement, face à une telle débauche d’hypocrisie.

 

Je regardais en spectateur silencieux, presque fasciné, notre très gargantuesque grand maître de cérémonie se taper sur le ventre, pour mieux digérer le flot de béatitude qu’il était encore parvenu à déclencher mais jusqu’où……….FICHTRE JUSQU'A CE QUE JE PUISSE ALPAGUER UN MICRO NON DE DIEU !!


La Sono est un peu forte mais c’est parti ; pas besoin de note ça fait une heure que je rumine.

 

Au cours de mon intervention j'ai soulevé cinq points exactement;

1. J'ai indiqué qu'il y aurait au moins deux voies contre la décision de caselli à la CUM, celles de Benhamias et de Madrolle les représentants du MODEM.

2. j'ai réagit à l'intervention de Jean Marc charrier sur la distribution des responsabilités dans cette affaires et qui tentait de minimiser la responsabilité de Mrs Caselli et Guerini au motif qu’ils ont hérité d’une situation.

 

J’ai alors indiqué que je comprenais que les élus socialistes ne se sentent pas très bien dans leur costume mais qu'à mon sens les Guérini et Caselli étaient au moins aussi coupables que Gaudin puisqu'ils avaient aujourd'hui le pouvoir de décider.

En précisant que si Gaudin est un adversaire politique les traîtres sont aujourd’hui Caselli et Guérini.

 

3. Je me suis encore étonné de la faiblesse des propositions émises pour gagner la bataille et qui se résumaient à attendre, et attendre encore, et de limiter la gestion de cette crise à quelques échanges de courriers entres les maires du SAN et la présidence de la CUM, et la menace de quelques procédures judiciaires.

 

J’ai soutenu que l’on aurait pu faire preuve de beaucoup plus d’imagination et de créativité, en précisant que si finalement personne ne sait quoi faire, il fallait démontrer que nous le savions et que nous le faisions.

 

Le tout en regrettant que nous n’ayons pas fait  de Port Saint Louis une ville pilote en matière de tri sélectif.

 

Je me suis étonné enfin que M. Granier ait donné l’impression d’apprendre un beau matin de février la position de Caselli alors que nous la connaissions officieusement depuis déjà quelques mois.

4. J'ai ensuite relevé la demande de Raimondi adressée aux corps intermédiaires (notamment les associations) de poursuivre leur combat, en rappelant que nul combat n'est possible sans financement et que j'avais déjà eu l'occasion d'interpeller Bernard Granier sur ce point en réunion publique au moment des municipales.

Que rien n'avait changé, et que les fastes de cette grande messe, et les budgets cumulés des maires présents, contrastaient singulièrement avec les comptes particulièrement vides des associations.

J'ai encore précisé qu'en tant que membre du CSE de Port Saint Louis (dont le président est Gérard Casanova qui était présent à la tribune et qui ne m’a pas contredit) les réunions commençaient souvent par la question du paiement de quelques photocopies et que nous n'avions pas le premier sou pour émettre un tract.

5. J'ai enfin réagit aux interventions terribles qui m'avaient précédé, et particulièrement aux personnes qui disaient avoir un cancer dont on supposait que l'origine était de nature environnementale.

 

Une personne avait même précisé qu'il y avait à Fos une avenue du cancer tant les cas étaient nombreux.

Sur ce point j'ai d'une part fait remarquer que les gens n'avaient pas attendu que l'incinérateur soit mis en service pour tomber malade.


D'autre part que si on se préoccupait de la combustion d'un incinérateur qui s'exprimait en centaines de milliers de tonnes, il s'agissait de millions de tonnes en ce qui concerne l’usine Sollac (MITTAL), plus probablement à l’origine de ces pathologies.

Et de rajouter enfin qu'à ceux qui pourraient répondre par des arguments économiques, on pouvait toujours à ce compte là, décider de rester malade pour ne pas prendre le risque de mettre des infirmières ou des médecins au chômage.

 

Il s’en est suivi un silence glacial qui valait, me semble t’il, au moins autant que les applaudissement Béa aux affirmations du grand prêtre.

 

Cette intervention a visiblement agacé M. Granier qui aurait du se faire un plaisir de me renvoyer dans mes buts s’il avait eu quelques arguments valables à opposer, d’autant qu’il n’était pas dans un débat à un contre un et qu’il restait encore au moins 6 personnes à la tribune pour donner la contradiction.

 

Au contraire, et non sans une certaine mauvaise foi, B. Granier a joué l’idiot en tentant de laisser croire que les subventions dont je parlais concernaient l’activité du Modem.

 

Je remarque qu’il applaudissait des deux mains aux témoignages des gens qui étaient malades, mais qu’il s’empressait d’écarter la discussion sur les autres pollueurs. Or c’est bien le problème de l’état de santé actuel des riverains.

 

En dehors de cela il n’a rien opposé à mon argumentation.

 

J’ai finalement été conforté dans mon intervention par des gens que je ne connaissais pas et qui sont venu à la fin de la réunion m’apporter un soutient plutôt inattendu et très discret, mais non moins déterminé, en me disant qu’ils partageaient mon point de vue.


Mais j’aurais pu dire encore beaucoup d’autres choses.

 

J’aurais pu m’étonner de l’absence de M. Vauzelle qui était pourtant présent à la grande messe de l’année précédente, ou que Jean Luc Benhamias qui a pris des positions affirmées contre l’incinérateur n’ait pas été invité.

 

J’aurais pu faire remarquer ;

 

_ Que le projet de l’incinérateur a débuté avant 2002 soit au moment ou la gauche était au pouvoir,

 

_ Que contrairement à ce qui était affirmé par M. Vigouroux l’installation n’appartient pas aux banques, et qu’il ne s’agit que d’un montage financier appelé Lease back qui diffère le transfert de propriété et qui permet ainsi à la banque d’avoir une garantie sur le prêt.

 

_ Que lorsque M. Garnier siégeait au PAM peut être avait il voté pour l’implantation d’un incinérateur.

 

Et ajouter encore que j’ai trouvé les intervenants parfois pathétiques ou grotesques ;

Raimondi qui nous a encore joué le même rôle, avec les envolées lyriques de l’homme juste qui s’emporte, avec ses effets de voix et d’émotions qui n’apportent rien à la vraie question qui était posée, à savoir comment on peut en finir.

 

Le Pathétique Bernardini dans le registre ; «  Non je ne suis pas celui que vous croyez ».

 

Le très hésitant Jean Marc Charrier qui s’est fait l’avocat du diable pour minimiser la responsabilité de ses petits camarades.

 

Le très transparent Vigouroux (maire de Miramas) dont on a vraiment du mal à se rappeler l’intervention.

 

Quant à Bernard Granier le festin s’est poursuivi….. jusqu’au dessert plus indigeste que lui aura finalement servi un petit représentant du MODEM.

 

Amitiés à tous.

 

Ecrit part Thierry Tamisier, le 14 février 2009.

 

 

 

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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 20:08

 

Fidèle à leurs engagements de toujours, Jean Luc Benhamias (vice président du Modem) et Christophe Madrolle persistent et signent; Ce sera toujours non à l'incinérateur.

Cette position est en tout point conforme à celle exprimée par Corrinne Lepage lors de son passage à port saint Louis du rhône le 14 avril 2007 et qui disait ; "je ne pratique pas la langue de bois, nous au pouvoir l'incinérateur ne se fera pas"

Je les remercie pour leur soutient et vous propose de lire ci après la déclaration de Jean Luc Benhamias et Christophe Madrolle.
_

Cher(e)s Ami(e)s,

Veuillez trouver l'article paru hier dans le journal 20 Minutes, résumant la position que nous adopterons, Christophe Madrolle et moi même,  lors du vote sur le dossier de l'incinérateur de Fos-sur-Mer, le 19 février prochain à la Communauté Urbaine de Marseille (CUM).

Très Cordialement,

Jean-Luc Bennahmias

Article du Journal 20 Minutes daté du 9 Février 2009:

L'UMP pour, les alliés contre

La séance du conseil communautaire du 19 février devrait débuter sous les sifflets des manifestants. Un rassemblement anti-incinérateur, organisé par les élus de Ouest-Provence, est prévu devant le Pharo, où le sujet doit être débattu ce jour-là. Logiquement, l'UMP, à l'origine du choix de l'incinération, devrait voter en faveur de la solution Caselli. Ces voix, additionnées à celles des socialistes, devraient faire pencher la balance.

Sur ce vote, le PS devra pourtant se débrouiller sans ses alliés du MoDem et des Verts, qui se prononceront contre. « Nous ne sommes pas des dogmatiques anti-incinération, mais nous avons pris des engagements vis-à-vis des Marseillais pour développer le tri sélectif et la valorisation des déchets avant d'envisager l'incinération, explique Christophe Madrolle, élu MoDem. Nous comprenons la position d'Eugène Caselli, qui subit l'héritage politique de l'ancienne majorité, mais nous pensons qu'avant d'ouvrir un four de 300 000 tonnes, il est préférable de mettre en place ces filières. » Au MoDem comme chez les Verts, pas question pour autant de rompre l'alliance avec le PS. « Nous pouvons avoir des avis différents, tempère Christophe Madrolle. Mais je garde toute ma confiance en Eugène Caselli. »

http://www.jeanlucbennahmias.eu

tel : + 32 2 284 75 74
Fax : + 32 2 284 95 74


Article publié par Thierry Tamisier représentant du Modem à port saint louis du rhône le 11/02/2009.

Pour me contacter: thierry.tamisier.13 @ orange.fr

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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 01:24

La faillite de notre système de retraite, dit ‘par répartition », est redouté depuis déjà quelques années par les statisticiens, et ce dossier a semble t’il embarrassé longtemps quelques gouvernements successifs.

 

Toutes les réformes qui ont été régulièrement envisagées tendent à inciter les salariés à allonger leur durée de cotisation.

 

Mais, et cela est un principe universel ; il ne suffit pas que les décisions soit prises pour qu’elles soit bonnes.

 

La question se posera de manière continue quand à l’opportunité, la justesse, et l’efficacité de chacune.

 

Est il opportun d’inciter les seniors à travailler plus longtemps quand le chômage des jeunes est très élevé ?

 

Est il juste de s’attaquer aux régimes spéciaux, alors que la durée d’activité a parfois été un mobile déterminant du choix d’un employeur (public ou privé) ?  

 

Ces trois critères mériteraient certainement un plus long développement, mais il est un point singulier qui mérite discussion et qui concerne tous ceux qui effectuent de longues études.

 

Les étudiants qui effectuent plusieurs années d’études secondaires coûteuses, consomment une partie significative du patrimoine de leurs parents (ce sera autant de moins qui leur sera légué plus tard).

 

D’autre part, il y a bien longtemps que les diplômés ne sont plus assurés de recevoir des propositions d’emploi franchement très supérieures en salaire à celles de leurs amis, qui n’ont pas étudié, et qui au final ont souvent une situation au moins aussi enviable que la leur.

 

Pourtant il est incontestable qu’un diplômé produit plus en valeur, et qu’en conséquence la société gagne plus sur son dos.

 

Or, ils seront obligés de travailler plus tard que les autres puisqu’ils n’ont pas cotisé pendant leurs années d’études,  et peut être jusqu'à 65 ou 70 ans.

 

Après avoir travaillé plus dur pendant la jeunesse, après avoir consommé une partie de leur patrimoine en investissant dans leurs études, est il normal qu’ils soient obligés de travailler plus tard que les autres ?

 

Personnellement je ne le pense pas.

 

Les études supérieures sont un investissement professionnel important, or toutes les sociétés commerciales ont la possibilité d’amortir leurs investissements qui viennent en déduction du montant imposable, alors que les étudiants paieront leurs impôts plein pot dès leurs premières années d’activité avec souvent l’obligation d’aller trouver du travail bien loin  de leur famille.

 

Voilà de quoi décourager nos jeunes d’effectuer de longues études. Et pourtant !

 

Si la France a rayonné dans le monde c’est bien grâce à ses ingénieurs, médecins et chercheurs, qui constituent notre classe industrielle.

 

Dans l'Organisateur qu’il publie en 1820 le célèbre économiste Saint-Simon utilise une parabole pour exposer son point de vue sur la "classe industrielle", "la classe fondamentale, la classe nourricière de toute société, celle sans laquelle aucune autre ne pourrait subsister" ;

"Supposons que la France perde subitement ses cinquante premiers physiciens, ses cinquante premiers chimistes, ses cinquante premiers physiologistes, ses cinquante premiers banquiers, ses deux cents premiers négociants, ses six cents premiers agriculteur (et Saint-Simon continue en énumérant les principales professions industrielles), comme ces hommes sont les Français les plus essentiellement producteurs, ceux qui donnent les produits les plus importants, la Nation deviendrait sans âme à l'instant où elle les perdrait.

Elle tomberait immédiatement dans un état d'infériorité vis-à-vis des Nations dont elle est aujourd'hui la rivale et elle continuerait à rester subalterne à leur égard, tant qu'elle n'aurait pas réparé cette perte, tant qu'il ne lui aurait pas repoussé une tête".


"Admettons que la France conserve tous les hommes de génie qu'elle possède dans les sciences, dans les beaux-arts, dans les arts et métiers, mais qu'elle ait le malheur de perdre le même jour Monsieur, frère du Roi (le futur Charles X), Monseigneur le duc d'Angoulême (et ainsi de suite Saint-Simon énumère tous les membres de la famille royale) et qu'elle perde en même temps tous les grands officiers de la Couronne, tous les ministres d'Etat avec ou sans départements, tous les conseillers d'Etat, tous les maîtres des requêtes, tous les maréchaux, tous les cardinaux, archevêques, évêques, grands vicaires et chanoines, tous les juges, et, en sus de celà, les dix mille propriétaires les plus riches parmi ceux qui vivent noblement (les oisifs), cet accident affligerait certainement les Français parce qu'ils sont bons, mais cette perte des trente mille individus réputés les plus importants de l'Etat ne causerait de chagrin que sous le rapport sentimental, car il n'en résulterait aucun mal politique pour l'Etat".

C'est l'élite des savants et des chefs d'entreprise, celle qui fait la richesse de la France, et non l'élite des oisifs, qui doit donc gouverner. (Une telle déclaration le conduira d’ailleurs devant la Cour d'Assises (crimes) en 1820, il sera acquitté).

Ne sommes nous pas aujourd’hui en train de décourager les vocations, comme le craignait déjà St Simon au 19° siècle.

 

Il serait donc certainement équitable que toutes les années effectuées post baccalauréat + 2 années, et sanctionnées par un diplôme soient au moins comptées comme autant d’années de cotisation retraite.

 

Pourquoi ne pas envisager aussi que les frais de scolarité fassent l’objet d’une déduction fiscale à partir des premiers mois d’activité.

 

Ce serait peut être aussi un bon moyen de remettre à l’honneur la réussite scolaire.

 

Le débat est lancé, mais à titre de comparaison la vidéo suivant vous instruira utilement. 

(ARTICLE ECRIT PAR THIEERY TAMISIER LE 2/02/09°

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Le modem de port saint louis du rhone - Publié dans : article de thierry Tamisier
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 14:15

 

(Le CPE Peut être trop vite oublié; et si on en tirait quelques enseignements)

  

Il a fait couler beaucoup d’encre, et user les semelles, ce fameux contrat première embauche, dit CPE, qui plongeait, disait-on, notre jeunesse dans une situation de précarité inacceptable.

 


 
Et pourtant ! Cela mérite un petit retour, sur une histoire assez révélatrice des positions souvent très opportunistes des syndicats et des parties de gauche (sans oublier les traîtres de droite).

 

Si on accepte d’étudier les dispositions du CNE objectivement, on s’aperçoit qu’il présentait plus d’avantages que d’inconvénients pour le salarié, et un avantage très limité, voire incertain, au bénéfice de l’employeur. Cependant, tous les éléments étaient réunis pour faire de la politique champagne, et déclencher une tempête de bulle dans un verre de cristal.

 

Quel délice pour nos syndicats et les partis de gauche ! Le gouvernement avait commis l’erreur de rapprocher deux notions particulièrement détonantes ; La jeunesse et la précarité.


En France, le contrat première embauche (CPE) était un type de contrat de travail à durée indéterminée, à destination des moins de 26 ans. La vive opposition d'une partie de la population, a fait reculer le pouvoir et conduit à l’abrogation de ce texte trois semaines seulement après sa parution au journal officiel.

Entre temps, les syndicats purent s’enorgueillir d’avoir rempli les boulevards et la une des journaux, et la gauche, d’avoir participé à la fête.

À l'instar du CNE (contrat nouvelle embauche), ce contrat était assorti d'une « période de consolidation » de deux ans durant laquelle l'employeur pouvait rompre le contrat de travail sans en donner le motif.

C’est cette disposition qui suscita une vive réaction parmi un nombre important d'étudiants et de lycéens, suivi par les syndicats de salariés, puis par les partis politiques de gauche, estimant que ce contrat facilitait les licenciements abusifs et la précarité. Des divisions étaient également apparues parmi les organisations de droite et le patronat.

En ce qui concerne cette « facilité » de licencier sans motifs, des décisions rendues par la cour de cassation et le conseil d’état en avait grandement limité la portée ; Une décision du Conseil d'État (concernant le CNE) précisait que cela ne dispensait pas l'employeur de détenir un motif légitime, à expliquer, si le salarié conteste son licenciement devant les conseils de prud'hommes.

De plus, lorsque l'employeur était à l'origine de la rupture et si la rupture intervenait après trois mois passés dans l'entreprise, le salarié bénéficiait d'une indemnité de rupture de 8% (du montant total de sa rémunération brute due depuis la conclusion du contrat) sauf faute grave de sa part.

Au surplus, si l'employeur rompait le contrat après quatre mois passés dans l'entreprise, le titulaire d'un CPE touchait de l'État une allocation forfaitaire de 490€ par mois, pendant deux mois. Cette aide royale n'existait pas dans le cadre d'un CDI classique.

Au-delà des deux premières années, le salarié se retrouvait dans les mêmes dispositions qu’avec un CDI classique.

Existait il une différence t’elle entre CPE et CDI classique qui ait pu justifier une telle agitation ?  On peut se le demander.

En effet, on peut aussi perdre son emploi pendant les deux premières années d’un CDI classique, si l’employeur décide de vous licencier.

En cas de contestation devant la juridiction prud’homale pour une rupture de CDI sans cause réelle et sérieuse intervenue avant la fin de la deuxième année, les juges accordent en général des indemnités de rupture assez limités et qui correspondent à un ou deux mois de salaire.

Or, cette indemnité correspond à peu près à l’indemnité de plein droit perçue par le titulaire d’un CPE dont le licenciement est notifié aussi avant la fin de la deuxième année de contrat. (8% du montant total de sa rémunération brute due depuis la conclusion du contrat)

Alors où était la différence ? Et bien oui ! Il y en avait une, et elle était de taille ;

Dans le cas d’une rupture de CPE dans les deux ans, le salarié n’avait pas besoin d’aller réclamer une indemnité devant le conseil de PH (ce que d’ailleurs il n’aurait pas fait systématiquement avec un CDI classique), puisqu’elle lui était allouée de plein droit.

Cela permettait en outre de désengorger les juridictions prud’homales des petits litiges, et permettait à l’employeur de connaître exactement ce que lui coûterait un licenciement, à tord ou à raison.

Un salarié pouvait aussi se faire licencier sans démissionner, et ainsi percevoir des indemnités chômage, sans qu’il soit nécessaire de créer un conflit artificiel pour se faire « virer ». Cette situation est d’ailleurs aujourd’hui réglée par le texte sur la « rupture amiable » désormais possible entre les parties.

Voila comment nos gens dit « de gauche » ont fait descendre 3 millions de personnes dans la rue.

Mais ils l’ont peut être payé très cher ; Car lorsque 3 millions de personnes sont dans la rue, les cinquante millions qui restent sont devant la télé, et une grande partie d’entre eux désapprouvent le désordre.

Il ne faut pas s’étonner dès lors que Nicolas Sarkozy ait fait un carton sur le thème, à peine voilé, de l’ordre retrouvé.

L'ivresse oui, mais ....sans casser les verres.

Encore une bonne raison, finalement, de faire de la politique autrement, au MODEM par exemple.

Thierry Tamisier, le 17 janvier 2009.

 

 

 

Par Le modem de port saint louis du rhone - Publié dans : article de thierry Tamisier
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