PRODUITS
CANCEROGENES IDENTIFIES AVEC CERTITUDES A PORT SAINT LOUIS.
LES DOUZES SALOPARDS ;
(mercure, plomb, cadnium, benzène...)
Le Cadmium c’est pire que le Mercure
!
Mais qu’en est il du saucisson ?
Dans son numéro d’Avril 2008, la
revue Science et Avenir nous informe de la plus grande étude jamais réalisée pour identifier les liens possibles entre alimentation et cancer.
Un groupe d’experts internationaux a examiné les liens entre alimentation et cancer
à partir de 7000 études, et montrent que les bonnes habitudes nutritionnelles entraînent une baisse du risque sans toutefois l’annuler.
Bien entendu cette étude confirme dans son ensemble des informations que l’on
connaissait déjà ;
Les méfaits de la consommation de
tabac et d’alcool, la nécessité d’être physiquement actif au quotidien, de consommer des légumes, de
limiter le sel, les éléments hypercaloriques, les viandes rouges et la charcuterie.
L’apparition d’un cancer n’est donc
pas une fatalité, même s’il est difficile d’en isoler les facteurs de déclenchement ; c’est une maladie multifactorielle. L’environnement la génétique, l’âge sont des facteurs qui
interviennent dans l’apparition des tumeurs, mais qui n’expliquent pas tout.
Il y a en effet de grande disparité
pour un type de cancer entre deux zones géographiques ;
Le cancer du colon est très peu
répandu en Afrique et à l’est de l’Europe, contrairement à l’Amérique du nord et à l’Europe occidentale.
La fréquence du cancer de la
prostate est vingt fois inférieure chez les japonais qu’en Amérique du nord. Or, le taux de cancer de la prostate des japonais qui vivent aux états unis tend à se rapprocher
significativement de celui des blancs ou des noirs américains.
Ces résultats démontrent bien
l’influence du mode de vie sur la probabilité de développer un cancer.
Par ailleurs on retrouve en Asie,
et en Afrique des cancers d’origines plutôt virales comme le cancer du foie (souvent la conséquence de l’Hépatite B), et le cancer de l’utérus, alors que le cancer du sein et du colon
sont plutôt rares.
Ce qui est assez original dans
cette étude, c’est la forte présomption attribuée à certains aliments de jouer un rôle anticancéreux ;
Pour la prostate le thé vert, le
lycopène contenu dans la tomate et le pamplemousse, et le sélénium (contenu dans les poissons) auraient un effet préventif.
La charcuterie et les viandes
rouges augmenteraient d’autre part significativement le risque de cancer colo-rectal, et le sel serait le grand ennemi de notre estomac.
Ces résultats, qui confirment sur
de nombreux points des informations que l’on connaissait contribue à affiner nos connaissances qualitatives du lien entre notre comportement et le risque de développer une
maladie.
Les résultats en terme quantitatifs
me semblent beaucoup plus discutables. Ainsi « les académiciens » (comme ils sont nommés page 64 du numéro d’avril Sciences et avenir) estiment que la cigarette est responsable
de 33% des cancers suivi de l’alimentation très grossièrement estimée à 30% etc..
Viennent ensuite ce que les
académiciens nomment les causes « hypothétiques », celles pour lesquelles les preuves solides sont considérées comme manquantes ; Comme la pollution intervenant selon eux
dans moins de 1% des cancers.
In fine, et à écouter nos chers
« académiciens », il serait donc beaucoup plus dangereux de consommer une tranche de saucisson quotidienne et des merguez au
barbecue, que de respirer 24h/24 les émissions polluantes des usines, comme le mercure, le plomb, l’arsenic, les micro particules, le benzène, ou le cadmium que nous allons vous présenter
ci-après.
Le rapport précise encore qu’il
existe des causes dites inconnues alors que « pour plus de la moitié des cancers on ne trouve pas de causes
spécifiques. »
Précisément et si l’on raisonne par défaut, ces causes inconnues
n’ont elles pas pour origine la pollution ?
(Outre bien sur que le compte n’est
pas bon. avec le cancer du fumeur à 33% et l’alimentation à 30% si l’on rajoute 50% on est à 113 % ?!).
Il serait peut être pertinent de
renverser la perspective ;
Partir de la maladie pour remonter à ses causes, conduit à une incertitude sur des origines multifactorielles qui permettraient de dire tout et son
contraire, jusqu’à interdire le saucisson (d’ailleurs pourquoi pas ?).
On pourrait au contraire prendre le
mal à la racine (Sur un arbre il y a toujours moins de racines que de feuilles) et s’intéresser aux polluants chimiques dont le caractère cancérogène est avéré depuis très
longtemps.
Parmi tous ses
« Salopards », le cadmium est l’un des moins médiatiques mais peut être le plus dangereux.
Le cadmium est un métal blanc mou
et malléable dont les propriétés chimiques se rapprochent de celles du Zinc.
Dans le cadre des raisons qui nous
opposent au projet du méga incinérateur de Port Saint Louis, la connaissance du cadmium mérite une attention toute particulière et à plusieurs
titres ;
C’est d’abord un produit
particulièrement dangereux qui se trouve rejeté dans l’atmosphère par certaines industries, et notamment par des usines déjà existantes sur
le site de Fos sur mer.
L’usine de Sollac (MITTAL) à Fos sur mer reconnaît, et déclare officiellement,
rejeter à l’atmosphère dans ses fumées plus de 600 kilogrammes !! de Cadmium par An (source E.P.E.R).
Sur un total de trois tonnes de
rejets déclarées sur le territoire français par l’ensemble des industriels, SOLLAC FOS arrive largement en tête, suivi de UGINE et ALZ à Laudun dans le Gard, sous le vent de laquelle nous
nous trouvons aussi, et qui déclare 300 kilogrammes de rejets
annuels.
En dehors de ses deux
établissements, le rapport n°261 du sénat Français précise que sur les 20 premiers établissements émetteurs de Cadnium en France, quinze sont des usines
d’incinération.
(Les cendres et résidus
d'incinération, après combustion d'objets contenant du cadmium ; peintures, PVC, etc comme
colorant, additif ou catalyseur)
Les rejets du nouvel incinérateur
conduiront donc de manière incontestable à une concentration encore plus importante de ce produit dont les quantités annuelles rejetées dans l’atmosphère depuis plus de 40 ans par Sollac
permettraient en théorie d’intoxiquer la totalité de la population de la zone à une dose létale, si la totalité des rejets étaient absorbés après concentration dans la chaîne
alimentaire.
D’autre part, les rejets de ce
produit apparaissent encore d’autant plus préjudiciables que nous nous trouvons en bord de mer, et que le cadmium est plus particulièrement concentré par les mollusques
bivalves. Celui-ci peut venir de loin ; par
exemple, le cadmium présent en excès dans les huitres d'Oléron vient d'une source située très en
amont (anciens déchets miniers).
Classé cancérogène, la forte
toxicité du cadmium sur l’organisme humain, à des doses infinitésimales, et sous toutes ses formes est reconnue de longue date (dégâts rénaux irréversibles pour un adulte avec des
quantités absorbées inférieures au gramme), et il existe malheureusement des précédents d’intoxication massive sur des populations exposés aux rejets.
Dans les années 1950,
au Japon, une intoxication aigüe au cadmium a donné une maladie des reins et des os, nommée
« itaï-itaï » (qui signifie « j'ai mal, j'ai mal », la phrase souvent répétée par les malades).
En France, la quantité moyenne annuelle de cadmium ingéré par
personne et par an est évaluée à 12 mg. Ce qui signifie que l'usine MITTAL
à FOS SUR MER rejette à elle seule l'équivalent de 50 millions de fois cette dose (600 kg * 1000*1000/12).
L'absorption par voie digestive de plus de 0,9 g ou par voie respiratoire (de poussières) à des concentrations plus grandes que 200 mg/m³ peut
entraîner des troubles graves.
En France, la valeur limite d'exposition est fixée à 0,05 mg/m³,
pour les fumées d'oxyde.
La consommation
de tabac peut
représenter jusqu'à 75% de l'absorption alimentaire humaine en cadmium quotidienne. Aujourd'hui, les principaux risques d'intoxication sont liés aux expositions prolongées à de faibles
doses de cadmium. Le cadmium est principalement absorbé par inhalation et se fixe à 30 - 40% dans les reins où il entraîne une perte anormale de
protéines
par les urines (protéinurie). Absorbé par inhalation, le cadmium reste une soixantaine de jours dans le sang avant de se fixer dans les
reins après avoir transité par le foie.
La Cadmium est TOXIQUE, CACEROGENE et
…MUTAGENE.
Les études cliniques, et les précédents d’intoxication au cadmium,
ont démontré que ce produit peut provoquer des atteintes multiples au niveau de différents organes humains ; pulmonaires, rénales,
osseuses, prostate, seins, système reproductif.Atteinte pulmonaire
L’exposition à des niveaux plus
élevés peut causer de sérieux dommages pulmonaires voire la mort. Les fumées d'oxyde de cadmium sont des irritants pulmonaires sévères (dû à la taille de leurs particules), les poussières de cadmium étant moins
irritantes car leurs particules ont une plus grande dimension. Les symptômes sont de types soit pulmonaires (les signes cliniques étant le reflet de lésions variant de l'irritation
naso-pharyngée et bronchique à l’œdème pulmonaire) soit de type maux de tête, frissons, douleurs musculaires, nausées, vomissements, diarrhée… Les concentrations fatales de fumées varient
de 40 à 50 mg/m³.
L'exposition de longue durée par inhalation à de bas niveaux peut causer une diminution de la
fonction pulmonaire et l'emphysème.
Atteintes rénales
L'exposition chronique au cadmium, par inhalation ou ingestion, a
comme conséquence des atteintes rénales qui peuvent continuer de progresser même après la cessation de l'exposition.
Atteinte osseuse
Même si l’absorption par ingestion est basse, l'exposition chronique à des niveaux élevés de
cadmium dans la nourriture peut causer des désordres osseux, incluant l'ostéoporose et l'. L'ingestion à long terme, par une population japonaise, d'eau et de nourriture contaminées
par le cadmium, a été associée à une condition incapacitante, la maladie « itai-itai » (aie-aie).ostéomalacie
Elle se caractérise par des
douleurs au dos et dans
les articulations,
de l'ostéomalacie (rachitisme adulte), des fractures osseuses, et occasionnellement des défaillances
rénales. Cette maladie affecte le plus souvent les femmes et les facteurs de risque sont la multiparité et l’alimentation de pauvre qualité.
Les autres conséquences de
l’exposition chronique au cadmium sont l’ anémie, la coloration jaunâtre
des dents, la
rhinite, l’ulcération occasionnelle
du septum
nasal, les dommages au nerf olfactif et la perte de
l’odorat.
Temps de séjour dans
l’organisme : Le Cadmium s'accumule dans les organes au long de la vie pour atteindre 30 à 40 milligrammes
chez l'homme adulte, voire plus chez ceux qui y ont été exposés durant leur vie car l'élimination naturelle (urine, excrément, et moindrement règles, éjaculation, perte de phanères
(ongles, cheveux) ne compense généralement pas les apports.
Il s'accumule provisoirement dans le foie avant de se stocker dans les reins où, au delà de 200 mg par kg chez l’adulte, il provoque des
lésions irréversibles.
Santé reproductive : Les effets testiculaires étaient
démontrés chez l'animal à fortes doses expérimentales. On a récemment montré que le cadmium interagissait aussi, aux seuils recommandés par l’OMS avec les récepteurs des œstrogènes chez le rat.
A l'université de Washington (USA) [2], des rats femelles
dont on avait ôté par ablation les ovaires (afin que l’animal ne produise plus d’) ont été exposé à une injection hebdomadaire de cadmium à un taux qui est celui que l’OMS recommande de ne pas dépasser ( 5 et 7 microgrammes par kilo et par semaine);
Quatre jours après la 1re injection, des effets pseudo hormonaux étaient observés.
Le cadmium dans le sang produit chez les rats femelles la pousse des glandes mammaires, une augmentation du poids et de la taille de l'utérus, ainsi qu’un amincissement de la paroi
utérine des cobayes. Les femelles enceintes ont des petits dont la puberté survient plus tôt. Cet effet hormonal pourrait expliquer certains troubles osseux (, fractures précoces...) chez les femmes au Japon lors de la maladie
d'Itaï Itaï décrite en 1967.
Les conclusions ne peuvent être directement extrapolées à l’Homme, mais la question est posée.
Les effets oestrogéniques sont à confirmer par des études sur d’autres modèles animaux et chez l’Homme, notamment parce que le cadmium était injecté aux rats, et qu’il peut être présent
sous des formes différentes et moins brutalement chez l’homme par voie orale ou pulmonaire.ostéoporoseoestrogènes Une autre question est celle de la Plusieurs composés inorganiques du cadmium causent des tumeurs malignes chez l’animal.
L'exposition professionnelle au cadmium peut être considérée comme responsable d’une augmentation significative
du cancer
du poumon. Le CIRC (Centre de Recherche International sur le Cancer) a
déterminé qu'il y a suffisamment de preuve chez l'homme quant à la cancérogénicité du cadmium et de ses composés. synergie ou potentialisation, lorsque le cadmium est absorbé - ce qui est
souvent le cas - avec d’autres toxiques.
Les doses recommandées par l'OMS 7 microgrammes par kilo et par semaine, et entre 3 à 5 microgrammes par litre pour la boisson pourraient un jour être révisées, comme pour le
plomb.
La mise en évidence des effets perturbateurs sur le système hormonal rend
très probable son action dans le déclanchement du cancer de la prostate et du
sein, et sur la santé reproductive.
Il s'avère également que le cadmium
a la capacité de modifier le matériel génétique, en particulier les chromosomes. D'après le directeur du centre de recherche de la fondation
"vive la santé" le cadmium serait un des facteurs de stérilité.
Pour être complet; voir le décret 2007-1754 du 13 décembre 2007 qui cré le tableau 61 bis; "cancer
bronchopilmonaire provoqué par l'inhalationde poussières ou fumées renfermant du cadnium".
|