Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /2009 20:32

 

La ZOOP électrique, prononcez la ZOOOOOOP ! , est la création d’un couturier parisien.

 

Ce n’est pas une de ces robes destinées à habiller les « grandes » de ce monde, mais un véhicule à l’allure fort sympathique créé par Coqueline Courrèges épouse d’André Courrèges le couturier Parisien.

 

Ces caractéristiques sont en tous points remarquables ;

 

C’est une voiture électrique dotée d’une autonomie de 450 kilomètres, ce qui représente, pour un utilisateur moyen, à peu prés une semaine d’utilisation du véhicule sans le recharger.

 

Il est ensuite particulièrement rapide puisqu’il permet des vitesses de pointes de 180 km/h, alors qu’en principe et pour des utilisations citadines nous n’avons guère la possibilité de dépasser les 90 km/h.

 

Cerise sur le gâteau, il ringardise les "Béhèmes" et autres Porsches largement devancées au démarrage.

 

Et en plus le véhicule est joli, et on imagine très bien qu’il soit agréable à conduire avec sa vision panoramique.

 

Bon allez, je vous laisse regarder la vidéo de présentation pour ceux qui ne la connaissaient pas………..

 

Mais attendez un petit instant que je vous précise un dernier détail qui devrait enrichir notre réflexion ;

 

Certes il s’agit d’un véhicule électrique, mais qui ne pèse que 650 kilogrammes dans sa version actuelle « sur vitaminée ».

 

Et c’est un détail qui a toute son importance !

 

Imaginons en effet que nous roulions demain avec des véhicules qui ne pèseraient que la moitié de nos véhicules actuels qui se situent aux alentours de 1250 kilogrammes.

 

Ce serait deux fois moins de production industrielle et deux fois moins de marchandises transportées en poids.

 

Or, quand on sait la place qu’occupe l’industrie automobile dans le paysage économique des pays occidentaux, puisque les ménages y consacrent au moins 20% de leur budget si ce n’est beaucoup plus en comptant le carburant.

 

A quoi serviraient alors les extensions des capacités portuaires réalisées actuellement à Fos et Marseille ?

 

Comment l’industrie de la sidérurgie et de la pétrochimie pourraient elles s’accommoder d’une telle baisse de production ?

 

Et pourtant, lorsque l’on voit tourner ce joujou on se dit que c’est peut être pour demain.

 

La ZOoooP, si elle ne décoiffe pas encore, risque de « déshabiller » (bon nombre d’industriels), ce qui est un comble pour un couturier.


Alors, oubliez tout ce que vous avez appris, et commencez à réver!
 

 


Pour aller plus loin;

Il est indéniable que ce type de véhicule représente une vraie alternative alors que son bilan énergétique pourrait être encore amélioré en renonçant à une vitesse de pointe de 180 km/h. A titre de comparaison la vitesse moyenne des déplacements en voiture en situation mixte (urbaine et extra urbaine) se situe entre 60 et 65 kilomètres heures.

 

Il y a quarante millions de voitures en France qui pèsent en moyenne 1500 kilogrammes et dont la durée de vie moyenne est de huit ans. Ce qui signifie que cinq millions de véhicules neufs sont mis en circulation chaque année.

 

Si le poids des véhicules passait de 1500 à 600 kilogrammes, c’est donc quatre millions cinq cent mille tonnes de marchandises en moins qu’il y aurait à produire, à transporter, et à recycler.

 

 (1500-600)* 5 000 000/1000= 4 5 00 000 Tonnes.

 

Cette quantité correspond à peu près à la moitié du trafic annuel conteneurisé du Port autonome de Marseille si l’on retient une hypothèse de 10 tonnes de marchandise par conteneur.

 

Sans compter que ce calcul devrait encore être corrigé par le fait qu’une même quantité de matière puisse repasser plusieurs fois par les même circuits ; d’abord sous forme de matière première à l’import (on reçoit un minerai d’Afrique), ensuite sous forme de matières premières à l’export (on exporte nos voitures au japon).

 

On imagine un peu les défis qui s’annoncent à l’horizon des toutes prochaines années.

 

Bien entendu il faudra pour cela que l’on commence à mettre la politique des transports au centre de nos préoccupations si on ne veut pas manquer le virage……Bien qu’il soit si facile aujourd’hui d’alléguer cette sacro-sainte crise mondiale pour se contenter de ne rien faire, et de continuer à balancer l’argent public pour soutenir une activité qui ne fabrique plus que des « dinosaures ».

 

Que pensent nos candidats députés Européens sur cette question ?

 

C’est peut être l’occasion de leur demander si la mise en place d’une vrai politique des transports au niveau communautaire, destinée à accompagner les grandes mutations industrielles devenues incontournables, ne serait pas la meilleure façon d’envisager l’avenir avec plus d’imagination qu’ils ne l’ ont fait jusque là.

 

En effet, ce n’est pas en se limitant à créer de nouvelles taxes, et avec des concepts archaïques à la «  pollueurs payeurs », que l’on fera avancer les choses.

 

Les pollueurs en question ayant d’ailleurs beau jeu de répercuter ces taxes vers des consommateurs qui n’ont d’autre choix que de consommer ce qu’on leur propose.

 

Pour preuve, il n’y a qu’à remarquer comme les pétroliers ont pu être pénalisé par la subite montée du prix du brut, ce qui a le même effet qu’une taxe qui vient augmenter les prix de revient, puisque précisément ils se sont « gavés » comme on dit chez nous !!


Thierry Tamisier, mise à jour le 19 mars 2009.

 

 

Par Le modem de port saint louis du rhone
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Commentaires

SVP,voulez-vous me donner l'adresse courriel de
Madame Courreges ?
Nous avons mis au point un moteur-roue et je voudrais communiquer avec Madame.
Merci
Commentaire n°1 posté par Denis Matte le 17/06/2009 à 21h48
 
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