Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 22:59

Un journaliste allemand m'a dit : " j'espère qu'après cela les journaux français ne parleront plus d' Oradour sur Glane "(Docteur André FOURNIER Hôpital d’Alger).

 

Le 26 mars 1962, les pieds noirs manifestent à Alger en direction du quartier Bab el oued.

 

Dans le cortège, les mères de familles sont accompagnées par leurs jeunes enfants, pour une marche pacifique qui se déroule dans le calme, par une belle journée de printemps.

 

  Arrivé à l’angle de la rue d’Isly le cortége rencontre un barrage mis en place par les militaires français et tenu par une vingtaine de soldats du 4° régiment de tirailleurs Algériens commandé par un lieutenant.

 

Quelques manifestant traversent le barrage sans heurt ni violence puis c’est le drame ! Agissant sur ordre, les soldats ouvrent le feu à hauteur d’homme avec des armes automatiques ; C’est un carnage ! 10 minutes plus tard, plusieurs centaines de personnes gisent dans une marre de sang.

 

On dénombrera au moins 80 morts et plus de 300 blessés graves pour ce qui restera ; « l’assassinat des  Français, par des militaires français, au nom de ce que certains ont appelé; la « Déraison » d’état ».

 

Alger 26 mars 1962 ; Ce jour-là pour la première fois depuis la Commune de Paris en 1870, une foule française a été mitraillée par ses propres soldats sur ordre du sommet de l'Etat.

 

Je n’en avais jamais entendu parlé, jamais ! Ni pendant mes études, ni à la télé, jusqu’à ce que je tombe par hasard sur un documentaire diffusé sur une chaîne satellite et qui m’a profondément interpellé.

 

Je connaissais, par contre, « Bloody Sunday », le dimanche sanglant ou une douzaine de manifestants pacifistes irlandais avait été tués par l’armée britannique et dont l’histoire est reprise dans le plus célèbre tube du groupe de rock U2.


Les évènements du 26 mars 1962 dépassent pourtant en intensité et en sauvagerie ceux de la place  Tian anmen à Pékin en 1989, et  auxquels nous (démocrates et républicains) faisons usuellement référence dans notre belle patrie des droits de l’homme.

Imaginez un instant le nombre de balles qui ont été tirées sur les pieds noirs qui s’étaient tous couchés à terre au premier coup de feu, ou avaient trouvé refuge dans les cages d’immeubles, pour faire autant de victimes, alors que certains corps étaient criblés d’impact, et qu’il n’y avait qu’une poignée de soldat pour tirer.

Alors combien de balles tirées ? Milles au moins, probablement plus, on ne le sait pas.

Une chose est sure ; La France n’a pas fini son travail de mémoire, spécialement sur cette période souvent appelé pudiquement « les évènements d’Algérie », et que pieds noirs et musulmans auront payé trop cher.

Que c’est il donc passé entre le « je vous ai compris de De Gaulle en 1958 » ,  et cet horrible massacre qui précipitera le retour des pieds noir ?


Le général De Gaulle restera le personnage incontournable de cette époque ;

 Rappelé au pouvoir en 1958, ses idées bien arrêtées sur la réforme des institutions françaises, et un sentiment très hostile à l’égard des populations d’Afrique du nord, nous permettent de mieux comprendre ses positions.


En 1962 De Gaulle voulait poursuivre la réforme constitutionnelle engagée 4 ans plus tôt et la mener jusqu’à l’élection d’un président de la république au suffrage universel, ce qui lui permettrait d’accéder à une popularité jusque là réservée aux parlementaires (souci d'efficacité ou péché de Vanité ?).

 

Or, L’élection du président de la république au suffrage universel était tout à fait incompatible avec « l’idée » d’une Algérie Française, pour un futur président qui n’imaginait pas de faire voter les algériens. Dès lors, si De gaulle avait décidé que le président de la république serait élu au suffrage universel, le sort de l’Algérie et des pieds noirs était malheureusement scellé.

 

La rapidité avec laquelle il entendait mener cette réforme constitutionnelle n’ouvrait la porte à aucun compromis politique élaboré dans le temps qui aurait permis aux pieds noirs de rester en Algérie. Quant à sa considération à l’égard des peuples d’Afrique du nord, ses nombreuses citations dont vous trouverez ci après un échantillonnage sont sans équivoque :


* - A un député UNR Raymond Dronne, favorable à l’Algérie française : « voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoul ».(Cité dans le petit DE Gaulle illustré). * - Au soir des accords d’Evian, en mars 1962 : « Alors, Joxe, vous avez bientôt fini avec vos bicots, » (Cité dans le Petit De Gaulle illustré op.cit.)

* - « Les Arabes ce n’est rien. Jamais on n’a vu des Arabes construire des routes, des barrages, des usines … Ce sont d’habiles politiques. Ils sont habiles comme des mendiants ».(La Tragédie du Général- op.cit.)

* - « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »(Cité par Benjamin Stora – Le Transfert d’une Mémoire – Ed. La découverte – 1999).


Le 18 mars 1962 Les accords d'Évian sont signés. Ils sont le résultat de négociations entre les représentants de la
France et du Gouvernement provisoire de la République algérienne formé par le Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'Algérie. Ils se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.


Le texte comprenait, outre un accord de cessez-le-feu dont l'application est fixée au lendemain 19 mars 1962 , des déclarations gouvernementales relatives à l'Algérie et qui portaient notamment sur la période de transition jusqu'au référendum d'autodétermination qui devait conduire à l’indépendance.Et dans l'hypothèse où, à la suite du référendum, la solution d'indépendance serait retenue, des garanties prévues pour les personnes conservant le statut civil de droit français, ainsi que la programmation du retrait des forces militaires françaises.


Le
19 mars 1962 à 12 heures, il est mis fin aux opérations militaires et à toute action armée sur l'ensemble du territoire algérien. Si la partie française respecte le texte des accords, le FLN de son côté, et le gouvernement algérien qui lui succède, ne se considère pas engagé par ce texte qui ne porte que le titre de « déclaration ».


En particulier, le cessez-le-feu, appliqué immédiatement par l'armée française qui est « rentrée dans ses casernes » et consacre dans un premier temps l'essentiel de ses efforts à la lutte contre l'
Organisation armée secrète (OAS), ne met pas fin au terrorisme.


Aux attentats de l'OAS, qui prétend empêcher l'application des accords, succède dès le mois d'avril une vague d'attentats du FLN, notamment les enlèvements de personnes, qui se déchaînent contre les civils français et les harkis, connaissant d'ailleurs leur apogée après l'indépendance. Si bien que le nombre de victimes civiles européennes et, surtout, musulmanes de la guerre d'Algérie est bien plus élevé après le 19 mars qu'avant, 300 militaires français sont tués par le FLN en Algérie entre mars et juillet 1962.

(lire sur le site "AJIR" pour les Arkis un article dans lequel cette communauté exprime les souffrances endurées à partir du 19 mars 1962;
http://www.harkis.com/article.php3?id_article=393)


Un million de citoyens français doivent se réfugier en France métropolitaine. La libre circulation des personnes entre la France et l'Algérie ne fonctionnera après l'indépendance que dans le sens sud-nord, précisément ce que De Gaulle disait vouloir éviter.


L’accord de cessez-le-feu, les déclarations de garantie concernant la sécurité en Algérie, … l’organisation des pouvoirs publics pendant la période transitoire, … les conséquences de l’autodétermination, … tous les autres volets des accords d’ Évian, ne sont, en fait, que des déclarations de principe


 
Le FLN qui le 1er novembre 1954 ne comptait que quelques centaines de militants en Algérie a donc gagné sa guerre.


Au  lendemain des accords d’Evian les chefs de l’OAS et leurs rares alliés du MNA n’entendent cependant pas leur livrer l’Algérie sans combattre encore. Bien décidés à passer à la phase insurrectionnelle de leur résistance, ils ne reconnaissent à l’avance aucune valeur au scrutin d’autodétermination qui doit être organisé dans un délai ne dépassant pas six mois.


A Alger un plan d’insurrection est mis en place par Jacques Achard et Jean-Claude Perez, dans le quartier de Bab el Oued
 : quartier très particulier et très populaire de 80.000 personnes environ, une ville dans la ville, entourée des quartiers arabes, la Casbah, El Kettar et son cimetière.
L’OAS est à l’aise dans ce quartier où cent cinquante volontaires en armes, s’infiltrent et demandent aux militaires et à la gendarmerie, la blanche, d’évacuer les lieux sous 48 heures. 

C’est le début de la bataille de Bab el oued bientôt transformé en ghetto par les forces françaises.


A l’aube du 24 mars 1962, 8000 lignes téléphoniques ont été coupées par les autorités, Bab el Oued est parfaitement isolée du reste de la ville, quadrillée par des unités de la 27ème division alpine
.


Commence le ramassage de tous les hommes et leur transfert par les gardes mobiles. Les perquisitions et les fouilles s’effectuent tout aussi brutalement mais cette-fois au grand jour. « Les CRS manœuvrant sous la protection serrée de bataillons d’infanterie, de blindés et d’hélicoptères, saccagent des centaines d’appartements, dont ils ont parfois défoncé la porte sans attendre qu’on leur ouvre. L’insulte facile, usant de coups au moindre geste suspect, bousculant des femmes qui tentent de les empêcher de vider leurs tiroirs ou d’éventrer leurs matelas, les gendarmes et les CRS ratissent immeuble après immeuble
 ».


Le 25 mars
, troisième nuit de siège à l’intérieur du périmètre interdit, tandis que CRS et gendarmes mobiles perquisitionnent encore. Avant de partir, ils détruisent les appartements en y jetant des grenades. Cela provoqua une grande émotion chez les avocats d’Alger qui rappelèrent qu’en droit français le principe de la répression collective est absolument inadmissible.


Quatre régiments de l’armée blindée, appuyés par des bataillons d’infanterie, des sections de fantassins postés de 5 mètres en 5 mètres et des patrouilles de jeeps assurent le bouclage.


« La population de Bab el Oued est vidée de tous ses hommes, de 12 à 60 ans, malades, infirmes … Ils ne cessaient d’être embarqués en direction des camps d’internement :
ils occupèrent les places encore chaudes des détenus FLN qui venaient d’être libérées. A Ben Aknoun, ils étaient retenus comme des bêtes dans de vastes hangars avec de la paille à même le sol. Ils restèrent, pendant 10 jours, 23 heures sur 24, enfermés, portes et fenêtres closes.


Le 25 mars commence une chaîne de solidarité à Alger. Une opération « vivres » est lancée et prend des proportions spectaculaires
.


Pour tenter de rompre l'encerclement des insurgés, l'
OAS lança un appel à la grève générale. et à une manifestation devant se rendre à Bab el Oued en passant devant la Grande Poste, à l'entrée de la rue d'Isly.
Le service d'ordre était assuré par l’armée qui avait reçu de Paris la consigne de ne pas céder à l'émeute. Le barrage à l'entrée de la rue d'Isly était tenu par 45 tirailleurs du 4e RT créé en Algérie en 1958 et dissous en 1962 [1]. Les tirailleurs sont des soldats, et équipés comme tels, ne sont pas formés et adaptés aux missions de maintien de l'ordre. Cette consigne est traduite par le commandement de la Xe région militaire aux soldats dirigeant le barrage de la rue d'Isly par : « Si les manifestants insistent, ouvrez le feu » mais nul n’a voulu confirmer cet ordre par écrit[2].

"Le mot d' ordre est venu de l'oas , mais c' est   le "téléphone arabe"  qui  a fait le reste,  les gens sont descendus spontanément dans la rue, rien n' a été organisé,  cela d'ailleurs était absolument impossible à réaliser. Il me parait très important que vous rectifiez ce point. Bien cordialement, NICOLE FERRANDIS, ASSOCIATION DES FAMILLES DES VICTIMES DU 26 MARS 1962."
 


Malgré une interdiction, les manifestants se rassemblent. Puis ils "forcent" le premier barrage tenu par les tirailleurs en petit nombre. Les militaires discutent avec les manifestants. Le lieutenant prévient la foule qu’il a l’ordre de tirer, mais les premiers rangs sont poussés par ceux de derrières et le débordement continu dans le calme.


Des témoins affirmeront avoir vu un soldat faire un pas de retrait et armé son fusil avant de commencer à tirer, mais les versions sont contradictoires entre les victimes et les soldats qui disent n’avoir fait que répondre à des tirs, leur thèse est cependant plus que fragile face aux nombreux témoignages.


Il semble au contraire que les soldats ont délibérément tiré sur la foule à hauteur d’homme, et que certains manifestants ont même été achevés à bout portant.


Les familles tenteront, dans des conditions abominables, de récupérer les corps entassés à la morgue à même le sol, qui un fils, une mère, ou une sœur.


Les témoignages sont nombreux et concordants pour décrire l’horreur ;

Le Professeur Jacques BARSOTTI déclare : Nous sommes allés à la morgue de l'hôpital voir les cadavres qui s'y entassaient dans le plus grand désordre. C'est une vision dramatique que ces tas humains amoncelés pêle-mêle les uns sur les autres que les familles essayaient de reconnaître, en tirant sur les bras ou sur les jambes pour les sortir du tas.

Il y a enfin les blessés et les cadavres des soldats pris sous leur propre feu, encore moins officiels et dont l'Armée n'en a jamais publié le moindre écho. Un commandant des Forces Armées en Algérie reconnaît, pourtant, trois tirailleurs et un CRS tués et trois blessés. Par qui ? Par quelles armes ? Ce commandant se plaint d'une insurrection armée mais se montre bien incapable d'en fournir la preuve. - " Une femme, place de la Poste, blessée, gisait sur le dos. Un soldat musulman l'achève d'une rafale. L'officier présent abat le soldat (Professeur Pierre GOINARD) –

Martial TRO, Commis principal à l'hôpital Mustapha témoigne : " Alors sont arrivés des camions militaires, des Dodges. Ils débordaient de blessés, de morts, mélangés, entassés. On les déversait comme des sacs de farine. On lâchait les ridelles et tout tombait sur les côtés. Nous n'avions pas de brancardiers. Les Sœurs et les médecins ont commencé le transport. Le premier que je prends dans mes bras c'est le docteur MASSONAT. Il était là dans mes bras, il me vomissait dessus ...J'ai fait le tri des morts et des blessés. Au dépôt mortuaire on les mettait les uns sur les autres. Quand on voulait voir un mort il fallait le chercher, débarrasser un tas de cadavres pour le trouver. C'était épouvantable. On dit qu'il y a eu 80 morts. Moi je ne travaillais pas aux services administratifs, je ne peux pas citer de noms mais je dis qu'il y avait 120 morts. A cette époque, ceux dont on ne réclamait pas le corps, parce que c'étaient des gens de passage ou pour d'autres raisons, ceux-là étaient emmenés le soir à la sauvette, qu'ils soient musulmans, juifs ou chrétiens, au cimetière d'El Halia, directement la nuit. L'aumônier a protesté officiellement. Il a été expédié à Paris tout de suite. Un petit musulman travaillait à l'hôpital. Il a aidé à transporter les blessés. Il a été repéré. Le FLN l'a assassiné le lendemain.

Le Docteur André FOURNIER précise : Á l'hôpital, l'après-midi s'est passée à recevoir et soigner les blessés qui arrivaient. Dans la soirée je suis allé à la morgue où étaient entassés les cadavres des victimes. J'ai notamment encore le souvenir très vif de deux très jeunes filles, deux sœurs qui avaient été tuées à bout touchant. Révolté par ce spectacle, j'ai alors téléphoné à un ami en lui demandant de rassembler dans les hôtels le plus possible de journalistes et les emmener à l'hôpital. Il en est venu un certain nombre français et étrangers. Je puis citer deux de leurs réactions : 1) un journaliste allemand m'a dit : " j'espère qu'après cela les journaux français ne parleront plus d'Oradour sur Glane " , 2) deux journalistes français du Monde : l'un n'a pas pu supporter le spectacle et est sorti pour vomir et l'autre a dit " ça ne passera pas à la Rédaction " . Nous sommes d'une civilisation trop sensible.

Pour d’autres témoignages ; http://www.cerclealgerianiste-lyon.org/26mars62.html.

 La fusillade de la rue d'Isly marque la fin des espérances européennes dans l'OAS et par ricochet le début de l'exode massif des Européens d'Algérie. Elle constitue, avec l'échec de la prise de Bab el Oued, un échec majeur pour l'OAS.

Pas plus que pour le massacre du 17 octobre 1961 ou pour l'affaire du métro Charonne, il n'y a eu à ce jour de commission d'enquête officielle créée pour éclaircir les faits et les responsabilités dans cette fusillade.

A titre de comparaison avec le « Bloody Sunday » Irlandais, rappelons que le Premier ministre Britannique Tony Blair fit ouvrir une nouvelle enquête le 29 janvier 1998, veille de la commémoration annuelle de la tragédie. L'enquête a été confiée au juge Mark Saville, assisté de magistrats canadiens et australiens.

Entre 1998 et novembre 2004, 921 témoins furent entendus et 1555 témoignages écrits furent examinés. Plusieurs soldats avoueront avoir menti lors de leurs dépositions précédentes et reconnaîtront que les victimes étaient désarmées. Le rapport final était attendu en 2007.

Nous devons la reconnaissance de ce drame aux pieds noirs pour leur permettre de faire enfin le deuil.


En tout état de cause, tous les représentants des « vrais » partis démocrates et républicains français ont le devoir de réclamer une digne commémoration, même si ses faits impardonnables et imprescriptibles se sont déroulés à une époque ou l’homme qui était au pouvoir (Charles De Gaulle), est celui dont bon nombre d’hommes politique contemporains ont revendiqué un étroit lien de filiation, en s’exprimant souvent au nom du « Gaullisme ».

 

N’oublions jamais que si le Gaullisme c'est l’appel du 18 juin, cela restera aussi le 26 mars 1962.

Ecrit par Thierry Tamisier, le 26 mars 2009 en hommage à tous les morts d'Algérie.

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Par Le modem de port saint louis du rhone
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