Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 02:20



       Ce mercredi 20 mai 2009, veille de l’ascension, Jean Luc Bennahmias, accompagné de François Xavier de Perreti, Christophe Madrolle, Catherine Levraud, et d’une délégation du mouvement démocrate, se rendait en visite à l’Ouest du département des bouches du rhône.


C’était pour Jean Luc l’occasion de réaffirmer son attachement aux valeurs traditionnelles, aux questions d’environnement, mais aussi tout l’intérêt qu’il porte aux entreprises locales et aux produits du terroir.


Rendez vous est donc pris le matin vers 9 heures, à Maussane les Alpilles devant le MOULIN à huile Jean Marie Cornille, pour le début d’une longue et belle journée de rencontres et de visites, qui fera ensuite étape à Fontvieille puis Arles, pour se finir par une réunion publique à la salle municipale de Port saint louis du rhône.


Ce sera au final deux entreprises locales visitées, une rencontre avec les représentants de deux associations et une bonne centaine de personnes saluées sur l’ensemble du parcours.

Et disons le tout net, on s’est régalé !


Régalé de l’accueil qui nous a été réservé à chaque étape, et de la qualité des échanges avec tous nos interlocuteurs, régalé par la gentillesse de Jean Luc et sa connaissance des dossiers, régalé d’une famille MODEM réunie autour de Jean Luc et François Xavier.   
  

La journée commençait donc par la visite du Moulin Jean Marie Cornille devant lequel nous étions rejoint par une équipe de France 3 région emmenée par le journaliste Hugues Girard. (Les images filmées sur ce site seront largement diffusées le soir même au « 19/20 » de France 3 méditérrannée).

Notre délégation était reçue au moulin par Mme Sophie Denis, directrice de la coopérative, oléicole en compagnie de ; M. Raymond Gonfont, agriculteur apporteur d’olive et président du Moulin, et Magali Scardone chargée de la commercialisation.


La vallée des Baux de Provence est la plus grande zone de production d’olives et d’huile d’olives de France, avec environ 20% de la production d’huile d’olive (soit 300 à 400 tonnes d’huile).


A l’échelle mondiale, la production française d’huile d’olive demeure très faible avec 4 000 tonnes par an d’huile d’olives, alors que dans le même temps l’Espagne en produit un million de tonnes.


Du fait de sa petite taille, la filière s’est orientée vers une production d’huile d’olive « haut de gamme » dans le cadre d’une politique de qualité et de mise en valeur des terroirs.


Le Moulin Cornille regroupe environ 750 oléiculteurs actifs. Parmi ces 750 coopérateurs, environ 20 % sont des agriculteurs professionnels, les autres étant soit des pluriactifs, soit des oléiculteurs « amateurs » (de loisirs). C’est l’un des plus gros moulins à huile de France avec une production moyenne de 150 000 litres d’huile d’olives par an pour environ 800 tonnes d’olives apportées.


Une méthode de fabrication très traditionnelle consiste à stocker les olives en grenier durant 2 à 3 jours dans des conditions anaérobie, ce qui permet un échauffement et une maturation des fruits qui donneront le goût dit  « fruité noir » à l’huile d’olive.


Ce sont des huiles très « douces » et sans amertume, avec des arômes d’olives noires confites, de pâte d’olive, de truffe, de cacao…


Les huiles sont proposées sur les plus grandes tables françaises et notamment les restaurants étoilés Michelin. La photo de Bruno Meynard, manager du restaurant "l’osier" à Tokyo, et trois étoiles au Michelin, figure en bonne place parmi les amis du Moulin à côté de Charles Aznavour et de Jean Réno.


Mme Sophie denis et Bruno Meynard 3 étoiles Michelin.

La visite se terminera vers 10 heures par une dégustation, et Magali Scardone nous remettra à chacun une bouteille de fruité Noir appellation « AOC vallée des baux ».


Jean Luc lui propose d’organiser, d’ici quelques mois, une dégustation à Bruxelles avec ses collègues du parlement Européen, et rendez vous est pris.

 
(Cette huile d'olive a vraiment quelque chose de plus, cette année encore elle a obtenu la médaille d'or au concours général agricole à Paris.  Pour toute information complémentaire sur le moulin et ses produits n’hésitez pas à contacter Magali, e-mail ; mscardone.covb@free.fr)


Les bouteilles du moulin cornille; fruité noir et fruité vert AOC vallée des baux, Prix public de 17 à 20 euros le litre.

Nous voila ensuite partis pour Fontvieille ou nous attend Patrick Roux qui a organisé un petit apéro sur la place du marché.
















Le cadre est sympathique et c’est l’occasion pour Jean Luc de donner quelques interviews alors que nous sommes progressivement rejoints par nos sympathisants et une autre équipe de télévision.


Nos présidents en grande discussion avec une équipe de journaliste TV

L’ambiance est très détendue et je décernerais une mention spéciale aux cakes aux olives que nous a préparés l’épouse de Patrick et qui viennent agrémenter cet apéro.


Pendant que ces messieurs font de la politique, les dames font connaissance.


Patrick Roux prend la pose avec Magali Scardone.

Nous levons bientôt le camp pour nous rendre chez A ROCHA une
organisation chrétienne de conservation de la nature ; son nom, d’origine portugaise signifie « le rocher » car leur 1ère initiative fut l’ouverture d’un centre d’étude de l’environnement au Portugal.


Leurs projets ont un caractère pluriculturel, avec pour centres d’action la science et la recherche, la conservation de la nature sur le terrain, et l’éducation à l’environnement.


le centre des tourades.

Le centre des Tourades était en pleine ébullition car il se préparait à recevoir un groupe de 8 volontaires venus des USA.

Cette organisation caritative internationale créée en 1971 a pour principal objectif de financer la recherche scientifique et poursuit 5 grandes missions :

- Engager le public dans la conservation de la nature

- Développer des programmes d’éducation à l’environnement

- Promouvoir la protection de l’environnement dans les pays en voie de développement

-Travailler avec des entreprises pour diminuer leur impact environnemental.

Les volontaires partagent leur temps entre la surveillance des nichoirs (travail de terrain), et l’étude des potentialités alimentaires (suivi en laboratoire). Passionnés de nature, mais non professionnels de l’environnement, ils voient dans cette expérience une opportunité de découvrir concrètement ce qu’est la conservation de la nature dans un autre pays.

 



Nous nous sommes entretenus avec Le maître des lieux, Jean Pierre Charlemagne, lequel nous a parlé avec passion des différentes manières de « construire » son jardin, ce fut très instructif.


(En savoir plus sur A ROCHA ;

http://www.arocha.org/fr-fr/index.html)


On serait bien resté plus longtemps, mais le planning de l’après midi était assez serré et on commençait à avoir faim.


C’est ainsi que tout notre petit monde se retrouva au restaurant « Le voltaire », à Arles, lequel nous avait dressé une table tout en longueur à laquelle nous prîmes place  avec l’équipe de télévision.

Joris, dit « jojo », qui s’est retrouvé devant le journaliste Hugues Girard, c’est apparemment fait un nouvel ami. Ils ont tchatché de manière soutenue tout le repas comme de vieux complices ; Mais qu’ont ils bien pu se raconter ?!!!

Le repas s’est prolongé tranquillement jusqu’à 15 heures, et l’équipe de télévision nous a salué ; impératif de préparer le journal du soir oblige.

L’après midi sur Port Saint Louis serait du même tonneau que le début de journée, avec de belles rencontres en perspective.

Nous nous arrêterons toutefois en chemin au pied du champ d’éoliennes, à l’entrée de Port Saint Louis, pour vérifier qu’elles ne produisent aucune nuisance sonore.

Le vent est établi toutes les éoliennes sont en fonctionnement, et on n'entend quasiment rien.

Jean Luc s’étonne qu’un tel moyen de production d’électricité n’ait pas été installé aussi ailleurs dans le département.


 

 Notre visite Port Saint Louisienne commencera ensuite par la visite de la sardinerie Ferrigno, nous sommes attendus par son directeur ; Monsieur Dominique Ferrigno.

Pêcheur en Méditerranée depuis trois générations, cette entreprise familiale est à ce jour la seule conserverie française de poissons de la façade méditerranéenne.

Située à Port Saint Louis du Rhône, à mi-distance de Marseille et de Sète, elle possède son propre armement de pêche basé à moins de 100 m. des ateliers.

Cette situation géographique, alliée à un savoir faire reconnu en France et à l'étranger, permet de travailler dans les meilleures conditions possibles de fraîcheur avec un souci permanent de qualité: de leur réception jusqu'à leur conditionnement en passant par leur transformation dans des ateliers agréés ; Le goût de l'authentique, plus qu'un slogan, c'est véritablement le maître mot dans cette entreprise.


Spécialiste de la sardine haut de gamme, la société FERRIGNO propose à sa clientèle française et étrangère friande de qualité, et d'originalité, une vaste gamme de produits de la mer, commercialisée sous la marque "Lou Ferrignade".



Après avoir revêtu les équipements d’usage, toques, chaussons et blouses (hygiène oblige), nous visitons toute la chaîne de fabrication, du poisson frais à l’emboîtage, pour finir dans l’espace d’exposition de l’entreprise ou la gamme complète des produits nous sera présentée.



Catherine Levraud rigole bien mais Dorian Hispa commence à avoir chaud!

En bon entrepreneur M. Ferrigno ne manque pas de nous exposer ses projets ;


Il aimerait que la sardine soit l’emblème de « Marseille capitale de la culture 2013 », Jean Luc trouve cette idée excellente et promet de l’appuyer, mais M. Ferrigno voit encore plus loin, et je le laisse vous l’expliquer avec toute sa passion……Il est Excellentissime!!!!!

 


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envoyé par GERONIMOOOO. - L'info video en direct.

La visite s’achève par une remise à chacun d’entre nous d’un coffret fort joliment présenté de sardines en boite.



 

Le temps passe et nous filons directement vers la plage Napoléon, ou nous attend une délégation de cabanoniers.


C’est donc dans l'un de ses cabanons que nous serons reçus pour entendre leurs préoccupations.

Il en existe plusieurs centaines de Beauduc aux calanques de Marseille. Ce sont, pour la plupart, des cabanons qui ont été installés il y a plusieurs dizaines d’années, bien avant la démocratisation de l’automobile et à une époque ou il y avait peu de monde sur les plages loin des villes.


Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une occupation sans droit ni titre du domaine public, et que le risque d’expulsion est une réalité.


Les cabanoniers souhaitent donc recevoir quelques assurances de l’état, qu’ils pourront continuer à jouir paisiblement de leur cabanon, et pourquoi pas obtenir un régime dérogatoire.


Plutôt propres, rustiques et fabriqués en dur, ces cabanons de plage se fondent dans le paysage. C’est à la fois un lieu calme, extérieur à la ville, où l’on aime venir s’y ressourcer, mais aussi et surtout un lieu de convivialité où on y reçoit des amis.


Quel Port Saint Lousien n’a jamais été invité au cabanon pour y fêter un anniversaire ou pour une bonne partie de rigolade ?


Car le cabanon à Saint Louis, c’est une institution qui rassemble, et son rôle social est primordial ; «  à la ville on n’est pas toujours d’accord mais dès qu’on se retrouve au cabanon nos différents disparaissent comme par enchantement » nous explique Edouard Bergeneau.


Je peux d’ailleurs témoigner qu’à une époque où je n’étais pas encore moi même Port Saint Louisien j’avais déjà été invité au cabanon par mon ami georges pour quelques bonnes parties de rigolades.


Et Edouard d’ajouter ; « C’est peut être difficile à expliquer mais j’ai eu dix enfants et grâce au cabanon je les ai tenus à l’abri de la drogue et de l’alcool……… »


Jean Luc connaît très bien le dossier, et Catherine (Levraud) aussi.


C’est elle qui rappelle de manière très opportune que l’état aurait bien mieux à faire que de s’occuper des cabanons, et suggère que ;


« Si les pouvoirs publics mettent en place ce qui est nécessaire pour l’assainissement, quelques part ils légitiment les cabanons. Et la question elle est là… comment peut on arriver à ce que se fasse ce qui est nécessaire pour l’assainissement »

 


La discussion est franche et on y parle vrai, mais l’heure tourne et nous allons devoir nous séparer pour l’ultime étape de la journée ; la réunion publique à la salle municipale.


Jean Luc résume ce qui a été dit et assure les cabanoniers qu’ils auront notre soutient.

 


La salle municipale est magnifique, elle est aussi équipée d’une très bonne sono qu’un technicien municipal est venu mettre en service.


Stéphane un entrepreneur de Port Saint Louis a amené tout son personnel, Gérard est venu de Marseille, Monique a répondu présent comme à son habitude, Christophe et xavier sont venus de Salon et j’aperçois encore quelques amis ça fait très plaisir.


Le discours d’introduction sera court, mais je l’ai bien préparé. Après avoir effectué les remerciements d’usage, je rappelle quelques principes fondamentaux de notre mouvement avant de passer la parole à Jean Luc.


Pour accéder au discours d'ouverture;

www.lemodemdepsl.com/article-31752619.html



Et là franchement chapeau !


Jean Luc est à l’aise sur tous les sujets importants du moment, qu’il décline avec une méthode et une précision remarquable.


L’assistance apprécie, et l’un d’eux me confiera après ; « je me suis rarement senti à ce point en osmose avec ce qui a été dit.


Qu’ils soient locaux, nationaux ou Européen, tous les sujets  y passent ;  de l’incinérateur bien sur ou il explique comment on continue à se moquer de nous, aux problèmes du libre échange, du fonctionnement de l’institution Européenne, en passant par les difficultés actuelles des producteurs de lait.


Merci Jean Luc pour ce que nous avons appris toute la journée à ton contact, et qui permet à chacun de mesurer le chemin qu’il lui reste encore  à parcourir.


Merci à tous ceux qui ont participé à l’organisation de cette journée qui se termine par un verre de l’amitié, agrémenté de quelques morceaux d'une bonne Pizza "made in" Port Saint Louis.


Et Vivement la prochaine campagne électorale !!!


  Ecrit par Thierry Tamisier le 25 mai 2009.

 

Par Le modem de port saint louis du rhone - Publié dans : article de thierry Tamisier
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