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Dans la rubrique « notre opinion », de l’hebdomadaire Marianne du 13 juin 2009, Nicolas Domenach et Maurice Szafran nous livrent une analyse des élections Européennes que je partage d’autant plus qu’elle se conclue par un mot d’ordre de circonstance; « Il faut se remettre au boulot et illico ».
Et oui, C’est comme ça la vie !
Pour avancer il faut bosser, à moins que quelqu’un connaisse une autre méthode, alors j’achète ! (quoi que pour payer, il va bien falloir que je bosse un peu).
Joignant le geste à la parole la rédaction de Marianne nous propose un numéro de très bonne facture, dans lequel on perçoit une remise en question « enthousiaste », et qui se traduit par le retour en force d’une analyse politique pertinente, approfondi et honnête. On n’est pas obligé d’être d’accord sur « presque » tout, mais cela n’en reste pas moins un boulot sérieux et appliqué.
La rédaction de Marianne pousse même L’honnêteté intellectuelle jusqu’à accorder une tribune (à la page 27) à Alain Minc, un des principaux détracteurs de François Bayrou, un comble ? Plutôt une extrême naïveté, si ce n’est une flagellation vraiment inutile. Car lorsqu’on donne la parole à Alain Minc, il fait du Alain Minc ; c'est-à-dire une forme de scatologie intellectuelle maniaque qui lui est propre, et dont Marianne aurait vraiment pu se passer.
Il était en effet assez prévisible qu’il déverse des flots de matière fécale sur François Bayrou, comme il le fait habituellement sur tous ceux qui à un moment ont incarné l’intégrité, la fidélité et la loyauté, autant de qualités qui lui ont si souvent fait défaut, à lui, le donneur de leçon.
Car qui est Alain Minc ?
Alain Minc est le fils d'un dentiste
juif polonais naturalisé français en
1947,
Ingénieur diplômé de l'École des mines de Paris, diplômé de l'IEP de Paris, puis de l'ENA, il intègre l'Inspection générale des Finances. Il démissionne ensuite de son corps pour rejoindre le privé où il cultive le don d’ubiquité, c'est-à-dire être partout et nulle part à la fois, mais sans oublier
toutefois de se faire grassement payer. Cette « ubiquité »lui a parfois été reprochée ; Ainsi Gérard
Mestrallet, PDG de Suez, le rémunérait alors qu'Alain Minc conseillait Albert
Frère qui tentait de destituer Mestrallet. Le directeur général de VINCI, Xavier Huillard, l’a démis du conseil d’administration en janvier 2007, réalisant que Minc conseillait François
Pinault, qui préparait une attaque contre le groupe de BTP. Selon Libération, Minc voulait se venger de Huillard qui avait démis son ami
Antoine Zacharias l'année précédente.
Aujourd'hui proche de Nicolas Sarkozy, il indique au Grand Journal de
Canal+ (5/12/08) être de ceux qui ont suggéré la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. Il a été promu commandeur de la Légion
d'honneur[, []en janvier 2008, sur
le contingent du Ministère de la culture et de la communication.
Alain Minc a toutefois été condamné le 28 novembre 2001 par le
Tribunal de grande instance de Paris à verser 100 000 francs à titre de dommages et
intérêts pour plagiat, reproduction servile et contrefaçon, pour son
ouvrage intitulé Spinoza, un roman juif, dont le tribunal a statué qu'il était une contrefaçon partielle de l’ouvrage Spinoza, le masque de la sagesse de
Patrick Rödel.
Dans l’affaire du journal Le Monde, il est encore
accusé par la Société des Rédacteurs du Monde, rejointe par les syndicats CGT et SNJ, d'avoir précipité la crise amenant à la démission du nouveau président du directoire Pierre
Jeant et afin de précipiter une recapitalisation du groupe au profit du Groupe
Lagardère, dont il est le conseiller[]. Il a quitté la présidence du conseil de surveillance le 11 février 2008 et a été remplacé par Louis
Schweitzer.
En deux mots, vous l’aurez compris, ce monsieur Minc est un monstre de
vertus.
Alors que nous écrit il, en
substance, dans son article paru dans Marianne et intitulé ;
« Bayrou, CQFD, le
président du MODEM est aussi l’héritier de la droite nationale ».
Il écrit en toute simplicité que Bayrou est un « Le Pen
Light », dont les racines ne plongent pas dans la démocratie chrétienne mais « dans la vieille droite nationaliste et xénophobe ». Il qualifie de « délire Bayrouiste » l’idée d’un complot des puissants aux ordres de Nicolas Sarkozy, comme si l’on pouvait encore douter de la main mise de
Sarkozy sur certains Médias ; n’est ce pas Messieurs Poivre d’Arvor, et Duhamel.
En précisant encore que cette idée du complot, était comme par hasard
partagée par Marinne Lepen. Il est vrai qu’Alain
Minc, Vizir attitré des plus grands kalifes du CAC 40, ne voit des complots nulle part, lui, même lorsqu’il écrit « Epîtres à nos
nouveaux maîtres », publié aux éditions Grasset, Paris, 2003, où il s’en prend violemment aux gays, qualifiés de « groupe
le plus puissant ». Selon lui, les homosexuels constitueraient en France un véritable réseau d'entraide, un groupe de pression particulièrement actif, voire une sorte de franc-maçonnerie extrêmement influente. Bref, un lobby gay, dont il dénonce, avec force, la dérive
communautariste. Autrefois marginalisés, stigmatisés, parfois même pourchassés, les gays auraient aujourd'hui conquis un véritable pouvoir (d'influence et de décision) au sein de l'Etat
et, surtout, dans les univers des arts et des médias. Mieux, au nom de la modernité, leurs mythes, leurs références, leurs symboles auraient peu à peu supplanté les vieux dogmes
républicains. Chacun se fera son opinion
personnelle sur les affirmations de M. Minc, en ce qui me concerne il ne me semble pas que les Gays aient à ce point envahi la vie politique.
Il fallait quand même oser
l’écrire ! Ce qu’Allain Minc nomme tout d’abord une « indulgence pédophile », serait plutôt une apologie de la pédophilie, alors que Daniel Cohn Bendit affirmait lors d’une émission télévisée que; » se faire déshabiller par une gosse de 5 ans est quelque chose de fantastique qui relève d’un jeu érotico maniaque ».
Tout ceux qui luttent contre la pédophilie, juges, policiers,
associations, et surtout victimes, apprécieront, et il n’est pas nécessaire d’être conservateur, catholique ou d’extrême droite pour regretter, qu’à l’heure de l’affaire d’Outrau, à une
époque ou les prisons sont saturées de moindres délits, la France envoie M. Cohn Bendit prendre 20 000 euros par mois au parlement Européen.
Comparer ensuite François Bayrou à Mauras n’est pas seulement excessif,
mais totalement erroné, si l’on se place du point de vue de l’histoire de la pensée politique. Charles Mauras était un journaliste d’extrême droite du début du 20° siècle qui défendait la supériorité de la monarchie sur la République
parlementaire, et qui considérait que l’élection permettait à une majorité d’imbéciles et d’ignorants de choisir leur chef. Sa philosophie politique était fondée sur une conception hiérarchique de la société
et respectueuse des supériorités résultant de la naissance.
Tout ceci est finalement très éloigné des thèses défendues
habituellement par François Baryou, mais peut être pas si éloigné de celles soutenues par Nicolas Sarkozy, en ce qui concerne l’idée de la supériorité de l’innée sur l’acquis développée
au cours de sa campagne présidentielle, et qui avait fait bondir Bernard Henri Levy.
Encore heureux, qu’après avoir traité François Bayrou de xénophobe
parano d’extrême droite, il ne l’ait pas encore traité d’antisémite, mais au point ou nous en sommes ça ne devrait pas tarder, il faut s’y préparer.
Retournons quand même à M. Minc ses propres arguments, surtout lorsqu’il
dit, à propos de Nicolas Sarkozy ; « Pourquoi refuser à une homme élu au suffrage universel de symboliser au moins les valeurs de son camp ? »
Et bien, M. Minc, nous vous remercions de bien vouloir reconnaître aussi
à François Bayrou, qui a réuni plusieurs millions de suffrage sur une idéologie démocrate, le bénéfice du principe que vous énoncez.
Pour finir Alain Minc joue les Médiums en prévoyant de nouveaux
dérapages (allusion à l’accrochage Cohn Bendit) de François Bayrou d’ici 2012, et qui permettront d’apercevoir ses vrais racines ; «
celles qu’il essaie d’occulter en se parant abusivement des plumes de combes, de Blum, ou de De Gaulle ».
Sauf que nous ne partageons pas la même idée du « dérapage »,
et qu’un homme politique, quel qu’il soit, ne saurait être tenu à aucune règle de forme, quand il s’agit de dénoncer des faits particulièrement inexcusables et imputables de surcroît à un
adversaire qui n’a cessé de l’insulter, et qui précisément ne respectait aucune règle.
Une citation de
Robespierre prend alors tout son sens lorsqu’il disait;
« Assujettir la réponse à l’agression à des règles de forme est le plus grande raffinement de la tyrannie » et j’ajouterais volontiers ; "de
la Tyrannie médiatique " pour remettre cette citation au goût du jour.
En quoi les médias seraient ils les juges de la forme en ce qui
concerne l’expression des représentants de partis politiques, car, que je sache, François Bayrou n’a contrevenu à aucune règle pénale en vigueur dans notre pays.
Cela fait quelques temps que je travaille sur cet article et ma
réflexion se poursuit intérieurement sur la campagne Européenne. Et si je m’étais trompé dans mon précédent article ? Et si cette campagne n’était finalement qu’une défaite pure et simple ? On t’il finalement raison d’être
aussi défaitistes ?
Et bien peut être vais je me ranger à l’avis de certains, qui
considèrent que nous avons bel et bien perdu cette bataille. Oh, non pas que nous n’ayons fait que 8.5 % cette fois ci ! mais parce que la prochaine fois nous risquons de faire encore moins.
Et à ceux qui se demande encore à quel moment le sort a basculé,
et qui cherchent un évènement où une date quelque part entre janvier 2009 et le 7 juin, je leur propose plutôt de commencer à chercher après
20 heures ce même 7 juin, et surtout dans la manière dont nous avons géré le résultat. |