Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 00:15
 

logoMoDem0160.pngC’était tout d’abord l’Aixois François Xavier de Peretti qui était pressenti par François Bayrou,  bien avant les élections Européennes, pour mener la campagne des régionales 2010. Cette situation procédait d’une volonté de partage des responsabilités entre les deux co-présidents du MODEM 13, Jean Luc Bennahmias et François de Peretti, avec les Européennes au premier, et les régionales au second. Cette stratégie convenue, et dans laquelle chacun trouvait son compte, a toutefois été planifiée avant les Européennes. Nos instances supérieures croyaient alors le MODEM capable d’accéder au statut de « parti de gouvernement ». Face à un tel optimisme, les résultats plus que mitigés déjà obtenus aux législatives 2007, et municipales 2008, passaient totalement inaperçus : nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

 

C’est dans le prolongement de cette fausse dynamique que les Européennes rendront un verdict encore qualifié de décevant pour ceux qui n’avaient toujours pas compris. Avec la faiblesse de notre appareil politique et le peu d’efforts mis en œuvre pour structurer le mouvement, il était déjà bien heureux d’atteindre la barre des 8%.

Pour éviter la remise en question, on a cherché ailleurs les raisons de ce pseudo échec. Le modem a donc logiquement continué à descendre pour se présenter à l’entrée de la ligne droit des régionales avec des sondages à moins de 5%, mais ce n’est toujours pas dramatique insistent certains, pour lesquels seul compte le sprint final (Il suffit d’y croire).

 

Si le résultat restait conforme aux sondages actuels, cela aurait  deux conséquences très regrettables ; La première, que l’on ne sera pas en situation de fusionner, et donc d’obtenir des élus. La deuxième, que l’on ne pourra pas obtenir les 700 000 euros de remboursement des frais de campagne, et la question se pose de savoir qui paiera une campagne à minima qui couterait quand même 300 000 euros. Dans ces conditions on comprend mieux la défection de François Xavier de Peretti, même s’il invoque d’avantage la perspective d’une annulation des élections municipales aixoises, et le désir de se consacrer exclusivement aux affaires de sa ville.

 

 Voilà comment on a pu se retrouver à quelques semaines du scrutin, sans liste, sans tête de liste, et sans avoir la totalité du financement. Cette situation, sans queue ni tête comme diront les plus lucides, met aujourd’hui le Modem en position de « relégable », et dans ces conditions on pourrait regretter le refus de François Bayrou à la proposition de Ségolène Royal.

 

Mais les miracles, bien sur, sont toujours possibles.

Thierry Tamisier.

Par Le juge est en marche
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Commentaires

Il y a encore quelques semaines, j'aurais fait des pages sur les raisons, les responsabilités.
Aujourd'hui, vous (les candidats) n'avez pas besoin de nous (adhérents et militants), nous n'avons pas besoin de vous du tout!! 

Après 3 ans de leurre, de mensonges, de gaspillage de vie, de temps et d'argent, nous découvrons que des personnes s'emparent de tous les territoires électoraux, et emploieront tous les moyens pour les garder.
Des voyous défendant leur territoires ?
Euhh, nous ont dit des politiques, mais c'est rigolo, c'est  les mêmes enjeux, pouvoir, argent, famille

Commentaire n°1 posté par Sophie MARSEILLE le 01/02/2010 à 00h51

Excellente analyse! pour reprendre une formule connue,"il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages".Surtout en Camargue!
Commentaire n°2 posté par DUFRENE le 02/02/2010 à 15h29
en camargue on dirait qu'il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des flamands roses.

Merci sandrine pour ce commentaire.
Réponse de Le juge est en marche le 02/02/2010 à 21h11
Aucune stratégie sur le long terme, l'art du verbe non suivi d'effet, phénomène de cours, placement des "amis des amis" voire des petites amies et ex-petites amies, verrouillage des territoires par des politiciens professionnels rompus à l'exercice de faire passer leur intérêt personnel pour l'intérêt général.
Finalement BAYROU, c'est Sarkozy en plus soft et cultivé.
On assiste à la lente mais sûre balkanysation de notre mouvement, particulièrement, j'ai l'impression, dans notre région (et aussi dans notre département le Var, je suis adhérente dans le Var).
le Modem va faire un score minable, ces élections vont sonner le glas du Modem.
Au lieu d'asseoir sa légitimité par un maillage régulier du territoire et d'axer sa stratégie sur le placement d'élus de proximité en s'appuyant sur les réseaux militants, François BAYROU a été aveuglé par les ors de l'Elysée. Il ne les verra jamais qu'en tant que visiteur.
Commentaire n°3 posté par Carole VIGNAL le 02/02/2010 à 23h06
JE viens de lire ce qui se passe en Rhone-Alpes avec Begag et franchement,c'est pire qu'en PACA!JE pense que tous ces politiques ont mal à leur ego.CE SONT des pervers narcissiques et ils ont plus besoin d'un psychiatre que d' un directeur de campagne.
Commentaire n°4 posté par DUFRENE le 04/02/2010 à 02h43
Alors pourquoi figurer sur la liste départementale pour les Régionales?
Commentaire n°5 posté par Guelle le 23/02/2010 à 20h41
To be or not to be. Et pourquoi pas?
Réponse de Le juge est en marche le 23/02/2010 à 22h29
 
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