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Voilà une question régulièrement posée par mes relations amicales et politiques, sous entendu, pourquoi y aller dans de telles conditions, alors que compte tenu de ma position sur la liste je n’ai aucune chance d’être élu. J’ai parfois répondu par une pirouette, mais je pense que mes amis méritent une autre réponse, que l’article paru dans la Provence le 5 mars dernier à mon sujet me permet d’illustrer.
Si visiblement les hommes politiques se trompent parfois d'élection, ce n’est pas le cas des journalistes qui préfèrent la promotion de ceux qui mouillent la chemise sur le terrain, aux "BOBO" parisiens fraichement débarqués en Provence, et qui tutoient sarkozy. C’est en tout cas se qui semble ressortir des termes de l’article du 5 mars, plutôt élogieux, et si les électeurs ne se sont pas encore prononcés, la presse locale semble avoir fait son choix. Voilà donc un premier élément de réponse ; Une élection cela sert aussi à recueillir la reconnaissance du travail accompli.
Je me rappelle ce temps béni ou mon grand père me parlait en patois et que mon père m'emmenait prendre un bain à l'étang de Berre. Je revois avec beaucoup de nostalgie une vieille photo ou je joue avec une algue de posidonie.
Le champ des cigales, l’odeur du pin, les cabanes qu'on construisait avec mes copains dans la Garrigues à Miramas avant une bataille mémorable, les après midi au cabanon de ma tante, c’était hier. Aujourd’hui la garrigue a été recouverte par des constructions et l’étang est dévasté.
Mais je continue d’aimer mon pays et sa culture, j’aime tout, même le mistral. Je suis par ailleurs très attaché aux valeurs politiques que je défends depuis quelques années, plus encore depuis les élections présidentielles de 2007 ou François Bayrou a proposé de rompre avec un axe droite/ gauche traditionnel pour s’attacher à des analyses plus concrètes des préoccupations des français.
Comme le disait le célèbre architecte Riccioti, l’urbaniste et l’homme politique mène un même combat, celui de transformer le réel. Et cette conviction qui est la mienne est hors de portée des sondages ou de la gouvernance d’un mouvement à l’égard duquel je pourrais me montrer critique.
Je ne me doutais pas non plus à quel point on peut connaître de monde, se retrouver sous les feux d’une élection permet de le réaliser, et ce n’est pas désagréable ; « Tiens je t’ai vu sur le journal », « je voterai pour toi » « ah, je ne savais pas que vous étiez au Modem !! »
Alors j’aime mon pays, je conserve mes convictions, et si en plus le travail effectué m’apporte un peu de
reconnaissance sociale, pourquoi devrais je m’en passer ?
Thierry Tamisier |