Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 11:09

 

Ils n’auraient probablement pas besoin d’un escabeau pour se parler, nos deux empereurs, et la comparaison ne semble pas s’arrêter là, entre Napoléon Bonaparte et Kaiser Sarkoko.  Le second semble en effet très inspiré par le premier, à moins qu’il n’y ait entre les deux une filiation quasi génétique, qui sait ?
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Soyons bon public, et reconnaissons que pour son intervention de lundi soir sur TF1, Kaiser Sarkoko avait su réunir les conditions pour apparaître sous son meilleur jour ; Enthousiaste, précis, à l’aise et sans contradicteur ; Cela m’inspirait presque une leçon de morale donnée à la classe par un instituteur de cour élémentaire.

 

Face à l’ensemble de notre société avec un échantillon représentatif de toutes ses composantes, Nicolas a défendu une France égalitaire et plus juste, dans laquelle tout le monde peut espérer réussir, surtout lui-même d’ailleurs, Amen !!

 

Très facile. En tout cas bien plus facile que de débattre avec des journalistes spécialisés très affutés et qui peuvent le reprendre à la moindre imprécision. Certains journalistes ont comparé ce débat à une émission de télé réalité, sans barrières sociales ou chacun peut se faire interpeller avec beaucoup d’égard par le grand maître de cérémonie ; «  Martine » par ci, » Bernadette » par là, Ce qui amène Guy Carlier à se demander dans l’une de ses chroniques si finalement le syndicaliste ne finira pas comme Loanna.

 

C’est une remarque rigolote mais ce n’est pas la question la plus intéressante. Ce qui m’a intéressé plus particulièrement c’est le fond du débat, ce sont les propos distillés par Sarkoko toute la soirée. Alors de quoi à t’il parlé ? Et bien il a surtout parlé d’avenir ; » le chômage va baisser dans les mois à venir…nous allons…etc ». Cette stratégie présente plusieurs avantages ;

 

Le premier est de créer une dynamique, un élan, qui accompagne de manière systématique toutes les projections vers le futur, et il peut se présenter comme un homme d’action.

 

La seconde permet de fuir toute contradiction. Il relève en effet du bon sens commun que pour le futur il n’y a pas de certitude, c’est la raison pour laquelle l’avenir appartient à tout le monde, et on peut se permettre d’annoncer à peu près n’importe quoi sans jamais se contredire. Comme disait les devins antiques ; « la guerre sera gagné » en évitant de préciser par qui, ils sauvaient leur tête à coup sur.

 

Le troisième avantage est d’éviter de parler du passé et d’évoquer le bilan concret de ses premières années de règne.

 

Il ne reste plus alors qu’à balayer le présent, qui n’est que la conséquence d’un mauvais cadeau laissé à la France par ses prédécesseurs.

 

Bravo Nicolas, car comme le disait Bonaparte ;

 

« On ne tient un peuple qu’en lui parlant de son avenir, et les grands chefs sont des vendeurs d’espérance ».

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Espérons cependant que tout cela ne nous amène pas à Waterloo.

 

Thierry Tamisier. Le 27 janvier 2010.

Par Le juge est en marche
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Commentaires

Bien vu. Et n'ayant aucun contradicteur sur le plateau, il a pu en effet se permettre quelques contrevérités. Carole VIGNAL
Commentaire n°1 posté par Le blog des femmes démocrates le 27/01/2010 à 13h44
 
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