Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 02:11

 

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Je prends connaissance de la lettre de convocation adressée par François Bayrou aux conseillers nationaux MODEM pour le prochain conseil qui se tiendra le samedi 27 mars à Paris.

 

Et pour être franc, et dans cette lettre qui fixe l’ordre du jour de cette grande réunion, je lis une phrase qui me semble particulièrement inquiétante pour l’avenir du MODEM ; « Je n’ai pas l’intention de m’arrêter à ce qui nous tire vers le bas. ».

 

Spontanément je répondrais volontiers ; « Alors qu’il en soit ainsi, Monsieur le président, continuez donc à descendre ».

 

Je me demande si la manière dont cette lettre est tournée est une simple erreur de communication, une méconnaissance de l’état réel de l’appareil du Modem, une pure folie, ou les trois à la fois.

 

Et pardonnez mon style mais j’en reste sur le cul !

 

Une erreur de communication, c’est incontestable, tellement il est facile pour tous les détracteurs de reprendre cette phrase comme je l’ai fait. Elle ne cesse d’ailleurs de rebondir comme un ballon de rugby, sur les forums du Web, entre les mains de tous les détracteurs et déçus du Modem.

 

François Bayrou n’avait vraiment pas besoin de donner prétexte à de nouvelles moqueries.

 

Dès lors, la première question que je me pose ; que fait le chargé de communication du 133 (siège du Modem) ? A moins qu’il n’y ait personne chargé de ces questions, et ce serait un comble pour un mouvement dont le leader a espéré devenir, au moins un temps, président de la république.

 

C’est en tout cas une méconnaissance totale de l’état dans lequel se trouve l’appareil militant, puisque précisément cette question semble exclue de l’ordre du jour de la réunion alors qu’elle est primordiale ;

 

« La seule question qui vaille est tout autre ; dans l’état de notre pays, devant l’inquiétude ou la colère ou se trouve tant de français, avons-nous une réponse différente, une réponse qui leur permette d’espérer, et comment faire entendre cette réponse ? Autrement dit ce sont nos raisons d’être qui sont, une fois de plus en cause.»

 

J’ai presque du mal à mémoriser cette phrase pour la recopier, tellement le sens m’échappe, mais peu importe.

 

Les conseillers nationaux ont été élus dans chaque fédération en septembre 2008. On rappellera pour l’anecdote que la liste concurrente à celle de Jean Luc Bennahmias, et sur laquelle je me trouvais, avait été invalidée, pour des questions de pure forme.

 

Depuis 2008, il y eut la descente continue du Modem dans les sondages qui s’est accompagnée corrélativement de la défection d’un très grand nombre de militants, et parmi eux de nombreux présidents ou vice présidents de fédération.

 

Tant et si bien que si l’on reprenait la liste des élus au conseil national on s’apercevrait que bon nombre d’entre eux sont déjà morts pour le Modem, et que l’essentiel de ceux qui restent s’en désintéressent.

 

Le modem ne mobilise plus aujourd’hui que ceux qui pensent être encore assez prés du frigo pour avoir une chance de glisser un doigt dans la crème, en clair de ceux qui ambitionnent toujours de faire les poches du chef comme je l’expliquais dans un précédent article.

 

Quant aux bons militants qui restent encore dans ce mouvement ils n’ont jamais eu accès au mess des officiers.

 

Ce conseil apparaît donc aussi irréel que si Napoléon avait espéré réunir ses morts et ses blessés, pour discuter de l’avenir du monde, juste après la Bérézina. Il n’y aurait pas eu grand monde pour l’écouter, et je crains qu’il n’y ait pas beaucoup de monde non plus ce samedi pour écouter la grande messe donnée par le chef suprême accompagné peut être de quelques curés défroqués.

 

Il me semble qu’il aurait été logique et raisonnable d’organiser de nouvelles élections dans chaque département pour regarnir les postes laissés libres par tous les démissionnaires, et permettre aux bonnes volontés toujours présentes de prendre quelques responsabilités dans ce mouvement.

 

A moins que François Bayrou ait conscience de tout cela, mais qu’il considère finalement que seules  comptent les apparences, ce qui en l’état actuel des choses, et de l’enseignement à tirer de ces deux dernières années, ne serait qu’illusion et  pure folie.

 

Mais ce conseil va lui permettre au moins une chose, c’est de couper l’herbe sous les pieds à tout ceux qui souhaitent que la question de la gouvernance soit posée dans chaque département. En d’autres termes que ceux qui se sont parfois attribué des pouvoirs exorbitant, ne soient pas amenés à rendre des comptes et disent ; » ne nous arrêtons pas à ce qui nous à tiré vers le bas, pensons à l’avenir » (puisque le chef le dit !)

 

Au moment ou les critiques pleuvaient sur la rue Curiol à Marseille  (siège local du Modem) je me souviens avoir entendu ; « qu’importe les mails que vous m’adressez moi j’assume ! »

 

Et bien il serait temps d’assumer, et que chacun tire les conséquences personnelles de son aveuglement, car Il est un peu trop facile de payer ses erreurs avec le compte des autres.

 

Il est un concept qui serait toujours le bien venu dans ce mouvement ; « Sum quiqué tribuere » ; rendre à chacun le sien, c’est l’idée du mérite.

 

Mais je crains que l’on en soit plutôt aujourd’hui à penser au 133 : « on prend les mêmes et on recommence », ce qui semble finalement être plutôt dans l’air du temps pour le mode politique aujourd’hui.

 

C’est mal barré.

 

Le juge est en marche, Alias Thierry Tamisier, le 26 mars 2010.

Par Le juge est en marche
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