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Je remercie les nombreux lecteurs de ce blog dont certains choisissent de réagir par e-mail en posant parfois des questions auxquelles j’ai
plaisir à répondre. Tel est le cas d’une question qui m’a été posée par Carole, une lectrice, et pour laquelle je rédige cette réponse ouverte;
La question était ; « Sur un tout autre sujet, vous êtes toujours Modem ?? »
Je prendrais beaucoup de plaisir à vous répondre, mais au préalable j'aurais du vous demander ce qui vous laissait croire que je ne le sois plus. Cela m’aurait probablement aidé à donner
une réponse plus succincte. Une réponse binaire oui/non n’aurait aujourd’hui que peu de sens.
A défaut de savoir ce qu’est encore le MODEM, Je ne peux répondre qu’en raisonnant par l'absurde comme on le fait en mathématique; Je suis peut être encore Modem, parce que je ne suis pas ailleurs;
Trop réactionnaire pour être UMP. Je ne supporte pas l’arrogance, et l'attitude qui consiste à croire qu'il suffit qu'une décision
soit prise pour qu’elle soit bonne, qu’avancer c'est décider, et l'idée de rupture ou de réforme sans cesse remise sur le table. Je crois au contraire qu'un groupe social a une
histoire et que l'on ne construit pas dans la rupture, mais seulement dans la continuité.
Je ne suis pas non plus un libéral. J'ai trop de pitié pour les « poulets laissés libres » dans « un poulailler libre » en compagnie « d'un renard
libre ».
Je ne supporte pas non plus l'idée selon laquelle on peut prendre n'importe qui dans la société civile pour exercer des fonctions élevées, je pense à Laporte, Dati, Fadéla Amara, Rama
Yade etc. Ce serait la négation de ce en quoi j'ai toujours cru; le travail, l'honnêteté, et l’idée de mérite qui consiste surtout à ne pas voler la place des autres. Dans ces conditions,
et bien que cela ne soit pas le sujet de l’article, peut être ne faut il donc pas s’étonner de la remontée du FN.
La Bande à Sarkozy me donne l’impression de quelques adolescents trop tôt émancipés, et qui jouent dans une poudrerie avec une boite
d’allumette. A ce compte là, Désolé, moi je préfère aller à la pêche.
Je comprends aussi le message délivré par les électeurs du FN, et qu’il y a bien un problème, sur le terrain, concernant la mixité des cultures. Les remarques des uns et des
autres me le rappellent chaque jours ; « La burka », « Kebab avenue », « la chicha street », « chez moi maintenant
c’est le bled » et etc.
Le problème c’est que lorsque le FN parle des étrangers, de quels étrangers parle t’il ? La plupart de ceux que le FN montre du doigt, les dealers bronzés des cages
d’escaliers sont français depuis bien longtemps. Quant aux autres, aux vrais étrangers, sénégalais, gabonais, pakistanais, iraniens, marocains, j’ai beaucoup trop voyagé à travers le
monde pour m‘arrêter aux clichés que l’on nous sert régulièrement, et j’ai connu trop de gens respectables pour surfer sur cette vague. Je pense que tout débat sur l’identité nationale
est une perte de temps et d’argent, pour un différent qui me semble plutôt franco-français, entre des français issus du corps traditionnel, comme disait l’autre, et les français issus de
l’immigration.
Il me semblerait beaucoup plus opportun de créer des universités pour accueillir plus d’étudiants étrangers. D’abord parce que l’enseignement peut être
un business lucratif, c’est ensuite la meilleure façon de se ménager des partenaires pour l’avenir, et enfin ce serait un juste retour des choses alors que l’on exploite les pays
africains depuis au moins deux siècles.
Quant au protectionnisme prôné par le FN, je me dis qu’après avoir mis le renard libre dans le poulailler, il n’est peut être pas conseillé de refermer la porte pour le laisser terminer
tranquillement son festin.
Toutefois, le problème Franco-français entre certains chrétiens et musulmans est une réalité, mais il est grand temps d’inventer une autre approche de ce
problème. Peut être en restaurant d’abord les grands principes qui font la république ; l’enseignement, le travail, et le mérite, trop souvent foulés aux pieds sous prétexte
d’aider les minorités, avec les concepts nébuleux de discrimination positive et de Français de la diversité.
J'aurais pu être chez les verts en raison de l'intérêt que je porte aux questions environnementales.
Scientifique de formation initiale j'ai très tôt côtoyé le danger dans le monde industriel en travaillant sur des machines pouvant infliger de graves blessures, ou des environnements à
risques majeurs. A la fin de mes études d'ingénieur à Toulouse, un stage de fin d'étude avec promesse d'embauche m'avait été proposé par AZF. A l'époque j'avais préférer faire
ce stage chez Framatome, devenu AREVA, à la défense à Paris. J'avais envie de changer d'air. Serais-je mort au moment de l'explosion ? C’est probable, en tout cas ce fut une nouvelle
occasion de prendre conscience que la vie peut basculer en un éclair.
Ma culture du risque et de la sécurité aurait pu me pousser chez les verts, mais je trouve ces thèmes beaucoup trop importants pour être portés par des gens intéressés et excessifs comme
Cohn Bendit ou Duflot. Ce que j'ai déjà dit sur l'histoire du pseudo réchauffement climatique illustrerait parfaitement mon propos.
(RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ; PLATON
ET L'ALLEGORIE DE LA CAVERNE)
Il n'est donc pas question que je me prosterne devant des bouffons comme Duflot, Joly et Cohn Bendit, je pense que d’autres le feront bien mieux que moi.
Et enfin les écolos sont pénétrés par l’extrême gauche ce qui ne manquera pas d’engendrer des conflits d’intérêts, dès lors qu’il faudra se battre contre les pollueurs industriels tout en
ménageant les syndicats qui y prospèrent.
(GRAND BETISIER 2009 ; LES VERTS ET « L’HOMO-PINGUIS ECOLOGICUS )
Et je n’ai donc pas du tout envie de faire de la politique en m’attachant les deux jambes.
Sur les verts je laisserais quand même le mot de la fin a Bertrand Rio secrétaire général de CAP 21 proche de Catherine Lepage et
qui en dit long sur les véritables motivations du rapprochement de LEPAGE avec Europe écologie et les verts ; régalez vous bien, il est sans dire combien je partage cette
analyse:
« Daniel Cohn-Bendit et le vote mystère.
Daniel Cohn-Bendit va beaucoup s'impliquer dans les régionales avec des votes locaux aux étiages actuellement très divers. Et si les écologistes étaient les premiers gagnants de la
nationalisation du scrutin régional ?
Progressivement, les écologistes ont été dépossédés de leur spécificité originelle par le divorce avec la réalité des faits mais aussi par l'appropriation
nuancée de certaines de leurs priorités. Par conséquent, de défenseurs d'une nouvelle qualité de vie, les écologistes sont devenus les défenseurs d'un "nouveau pouvoir" ou plus
précisément de la défense d'une nouvelle éthique dans l'exercice du pouvoir. La montée en puissance d'ex-juges parmi les candidats emblématiques de cette formation illustre cette évolution à l'exemple du drapeau qu'est devenue Mme Joly.
Or quand les écologistes ont été au pouvoir sur le plan national (Gouvernement Jospin) ou sont au pouvoir local, il est bien difficile d'identifier la valeur ajoutée
spécifique. L'environnement ou l'urbanisme ne connaissent pas d'inflexions notoires. L'exercice du pouvoir ne connait pas de réformes significatives par la mise en œuvre par exemple de
pratiques référendaires plus développées ou de commissions des marchés entièrement modifiées …
Pour toutes ces raisons, l'écologie politique est devenue une posture sans ramification pratique dans la vie de tous les jours. Parce que l'écologie est perçue ainsi, elle subit désormais
une double offensive : celle des people et celle des experts. Les premiers supplantent les leaders politiques écologistes. Les seconds dénoncent des diktats sans contenu sérieux. Cette
tenaille pourrait faire exploser la "bulle écolo".
(LE MILITANT ECOLO ; DE LA MARGINALITE AU
POPULISME)
Tout l'enjeu de Daniel Cohn-Bendit consiste à transformer la posture en projet précis. Les régionales seront-elles ce rendez-vous ? Pour l'instant, les chiffres d'intentions de vote les
plus contrastés circulent. le vote écolo est devenu le "niveau mystère" dans les régions ..Bertrand Rio, Secrétaire général,Cap21 www.cap21.net
_Et pour finir, trop progressiste pour être chez les socialistes ; J’ai adoré la question
fondamentale posée par l’architecte Riccioti qui vaut aussi pour les hommes politiques ; »Somme nous capables de transformer le réel ». Et
plus encore la réponse ; « pour y arriver il faut avoir envie de faire ». Les socialistes aujourd’hui font il encore de la politique ? J’en doute, et
d’ailleurs je crois qu’ils n’ont ni le temps ni l’envie. Avec le seul budget des régions il gèrent un trésor de plus de 50 milliards d’euros par an, sans compter le budget des
communes et les intercommunalités. Le parti socialiste s’est embourgeoisé, il n’a plus envie de se battre pour défendre ses convictions, il n’a plus de conviction. La seule chose qui les
intéresse c’est de se maintenir aux affaires coute que coute ; Dans le département des bouches du Rhône il y a actuellement pas moins de 5 affaires politico judiciaires concernant
des membres du PS ; Alors, qu’irais-je donc faire au PS?
Quant aux autres petits partis ? Qui sait un jour peut être !
La question complémentaire pourrait être ;
Après ces élections régionales que reste t’il du MODEM? Alors qui va me la poser ?
Thierry Tamisier, le 16 mars 2010.
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