Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 00:32

 

  

       Le raisonnement par analogie peut parfois installer, sans qu’on y prenne garde, des concepts qui finissent par devenir des évidences, au point de ne plus être remis en question, même et surtout s’ils sont faux. 

 
Ils dictent alors des raisonnements d’autant plus imparables qu’on n’en conteste pas les prémices.
On aboutit ainsi à des thèses simplistes et d’autant plus séduisantes que tout un chacun peu se les approprier et les défendre, mais elles n’en restent pas moins discutables.

 

La thèse soutenue par certains scientifiques, et par l’un de nos plus célèbres animateurs de télé Nicolas Hulot, ne serait elle qu’une énième légende urbaine au succès planétaire, et par laquelle une simple hypothèse s’est transformée en principe dogmatique.

C’est en tout cas ce que pense l'ancien ministre de l'Education Claude Allègre qui affirme, dans une interview publiée dans le quotidien Nice-Matin, que Nicolas Hulot est "un imbécile", et les théories sur le changement climatique "une vaste plaisanterie".


L'ancien ministre de Lionel Jospin raille aussi, comme il l'a déjà fait, les théories sur le réchauffement climatique, qualifiées de "vaste plaisanterie", dont les promoteurs apportent "des réponses simplistes à un système complexe, et prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu'on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours".


On aurait pu seulement classer ses propos dans la rubrique « il a osé le dire Â» et sans autre commentaire, mais j’aime ceux qui nous obligent à garder un esprit critique, et prennent le contre courant de la pensée unique de « l’écologiquement correct Â»,  dans laquelle tout le monde s’est engouffré, le MODEM y compris.

 

L’effet de serre est un phénomène thermique de montée en température, que l’on observe sur des bâtiments ayant des surfaces vitrées et soumis au rayonnement solaire, plus particulièrement les serres agricoles, c’est un phénomène que l’on peut calculer.

 

Dès lors, la question est de savoir si les mêmes règles de calcul, déjà assez complexes pour un bâtiment, sont transposables à l’échelle de la planète?

 

Certains le croient, et ils raisonnent par analogie en identifiant des caractères communs aux deux situations. D’autres s’y opposent avec des arguments non moins pertinents mais qui n’ont pas souvent l’occasion d’être exposés.

 

Pour raisonner par analogie avec la planète ils identifient trois caractères communs aux deux situations ; le rayonnement solaire, un récepteur (la planète terre ou la serre)  et un écran (la vitre ou le gaz à effet de serre);

 

Le gaz a effet de serre a le même comportement qu’une vitre ; il laisse passer les rayons solaires à l’aller et il les bloque au retour dès qu’ils ont changé de longueur d’onde après avoir rencontré un obstacle, contribuant ainsi à augmenter la température de la surface terrestre (et  non pas de la planète !).

 

Plusieurs gaz peuvent jouer un rôle quant à l’effet de serre et le principal est la vapeur d’eau. Quant à l’effet supposé du CO2,  trois points n’ont jamais été établis avec certitude ;

 

D’une part, le réchauffement constant de la surface de la terre n’est pas acquis, alors que depuis 10 ans on constaterait un effet inverse à quelques anomalies près.

 

A la supposée établie il n’est pas certains que l’augmentation de la température soit le fait de l’homme. Les exemples ne manquent pas de variations bien plus impressionnantes à des époques ou l’homme n’avait aucune activité industrielle.

 

D’autre part, il n’est pas certains, au cours de l’histoire du climat, que la présence accrue de CO2 dans l’atmosphère ait précédé le réchauffement de la planète, mais des relevés démontrent au contraire que ce sont plutôt les épisodes de réchauffement qui ont précédé l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère.

 

(Pour ceux qui souhaitent aller plus loin sur l’analyse des données climatiques).

 

http://co2climate.e-monsite.com/rubrique,le-giec,312898.html

 

Cela fait encore beaucoup de questions sans réponse, et la sérénité de l’Olympe étant réservée aux dieux, les humains tentent depuis longtemps de deviner quel morceau du ciel risque de leur tomber sur la tête. En deux millénaires, les systèmes de prévision sont passés de la consultation des oracles, fondés sur le sacrifice animal, voire humain, aux modèles théoriques et aux calculs numériques.

La mécanique céleste était au centre des préoccupations scientifiques du XIXe siècle, et la prévision météorologique a pris son essor au XXe siècle. Mais elle continue de se heurter à des difficultés sérieuses, liées à la modélisation des phénomènes atmosphériques, ainsi qu’au traitement des équations obtenues, qui sont particulièrement complexes.


Face à de tels obstacles, certains devraient faire preuve de plus de réserve.

Il est cependant légitime de continuer à s’interroger sur les effets de la pollution sur le climat, mais tout n’est qu’affaire de priorité (et … de sincérité)

 

La pollution actuelle des rivières avec des produits chimiques, me semble être d’un enjeu moins incertain puisque l’on connaît l’état exact de nos cours d’eau et que l’on peu en déduire les conséquences à court terme sur notre qualité de vie (santé et environnement). Je rejoints sur ce point la position réaliste de l’ancien ministre Luc Ferry.

 

Idem quand à l’atmosphère pollué que nous respirons tous les jours ;

 

On parle de CO2 mais on oublie les particules dégagées par la combustion des véhicules à gazole si nocives pour les poumons.

 

Là est tout le problème de l’écologie spectacle de Nicolas Hulot.

 

On s’extasie pour  les iguanes des Galápagos ou les ours blancs de l’Arctique, et on oublie les actions non moins essentielles à effets immédiats de lutte contre les PCB, le mercure, le plomb, le cadmium, etc., et qui détermine finalement notre survie à court terme ;

 

Or, c’est probablement en commençant à balayer juste devant notre porte avec humilité et en traitant les problèmes de pollution immédiatement sous nos yeux, dans toutes leurs composantes, que l’on règlera probablement aussi le problème des ours et de Iguanes.

 

A quand, dès lors, une taxe sur le mercure, le plomb, cadmium…. ?

En attendant, à vos POP CORN, Copenhague nous fait son cinéma.

 


Alors ? vous avez été très émus ?  avez-vous remarqué la mine  déconfite du sujet à la 47 ° seconde du film, Sacré cinéma n’est ce pas, ou plutôt sacré business !

Comme si toute la misère du monde avait commencé avec le réchauffement climatique.

 

 

Mais n’oubliez pas que l’écologie c’est aussi et d’abord lutter contre ça……..



Reichstett raffinerie - petrole
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Ecrit par Thierry Tamisier, le 26 octobre 2009.
Par Le modem de port saint louis du rhone - Publié dans : article de thierry Tamisier
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Commentaires

Bonjour Thierry,
Sur tes recommandations je suis allé voir cette video et j'attendais une revelation quelconque , mais c'était un clip comme un autre, pas condamnable ni risible du tout. Sur ce ,il m'a rappellé que je n'ai pas encore signé l'appel copenhague et je m'en vais le faire illico. Tu sais que sur ce point on est comme Hulot et Allègre - mais sans les gros mots !
Commentaire n°1 posté par Achim Gertz le 18/11/2009 à 17h24
justement c'est bien celà le problème, c'est que dans ce clip il n'y a aucune révélation; ce n'est rien d'autre qu'un clip publicitaire qui annonce un nouveau business très lucratif pour les politiques. La vidéo qui suit est au contraire beaucoup plus parlante.
Commentaire n°2 posté par thierry tamisier le 18/11/2009 à 21h23
1% de l'élément carbone se trouve dans l'atmosphère, 70 % est emprisonné dans la croûte terrestre. L'inverse, c'est Vénus. 90 % de CO2 dans son atmosphère, 400 °C au sol !
Nous n'en sommes pas encore là mais il ne faut pas que nous nous y dirigeons.
Donc, oui à une réduction drastique des émissions de GES.
Prenons maintenant le problème autrement.
Moins d'émissions de GES, donc baisse de l'activisme forcené du genre humain, donc baisse des empreintes écologiques et un monde plus serein. Donc, d'une manière quelque fallacieuse, utilisons ce débat sur le réchauffement climatique pour enclencher de nouveaux processus vertueux.

Christophe JENTA, Salon-de-Provence
Commentaire n°3 posté par JENTA Christophe le 22/11/2009 à 09h57
Merci Christophe pour ta contribution qui est très intéressante ;

Mais une fois de plus je vais m’opposer à ce raisonnement par analogie qui abouti à un modèle simpliste. Si la terre et vénus sont souvent appelé planète sœur du fait de leur taille identique la comparaison doit s’arrêter là.

Elles différents sur des paramètres essentiels concernant la transmission de chaleur par rayonnement reçue du soleil et renvoyée vers l’espace.

D’une part ces planètes n’ont pas la même couleur donc des coefficients d’absorption très différents du rayonnement solaire.

Elles ne sont pas composés par les mêmes matériaux, y compris en ce qui concerne l’atmosphère.

La vitesse de rotation des deux planètes est différente ; 1 tour par jour pour la terre, 1 tour en 220 jours pour vénus ! Cela entraine de fortes différences de température entre la zone à l’ombre et celle exposée au rayonnement, les rééquilibrages thermiques de l’atmosphère de Vénus nécessitent alors des vents très violents.

La pression atmosphérique de vénus est 100 fois supérieure à celle de la terre.

Si Vénus est soumise elle aussi à un phénomène d’effet de serre, il ne résulte pas du dioxyde de carbone (CO2) qui présente des fenêtres de transmission très larges qui ne piègent pas efficacement le rayonnement infrarouge, mais de constituants en très faibles quantités relatives tels que SO2 et H2O. Bien qu'en très faibles quantités, ils absorbent les radiations dans cette tranche de longueurs d'onde, tout comme le font également les fines particules d'acide sulfurique qui constituent les nuages.

En outre Vénus compte des milliers de volcans dont certains cratères font plusieurs centaines de kilomètres de diamètres.
Commentaire n°4 posté par thierry tamisier le 23/11/2009 à 22h50
Merci Christophe pour ta contribution qui est très intéressante ;

Mais une fois de plus je vais m’opposer à ce raisonnement par analogie qui abouti à un modèle simpliste. Si la terre et vénus sont souvent appelées planètes sœurs du fait de leur taille identique la comparaison doit s’arrêter là.

Elles différents sur des paramètres essentiels concernant la transmission de chaleur par rayonnement reçue du soleil et renvoyée vers l’espace.

D’une part ces planètes n’ont pas la même couleur donc des coefficients d’absorption très différents du rayonnement solaire.

Elles ne sont pas composées par les mêmes matériaux, y compris en ce qui concerne l’atmosphère.

La vitesse de rotation des deux planètes est différente ; 1 tour par jour pour la terre, 1 tour en 220 jours pour vénus ! Cela entraine de fortes différences de température entre la zone à l’ombre et celle exposée au rayonnement, les rééquilibrages thermiques de l’atmosphère de Vénus nécessitent alors des vents très violents.

La pression atmosphérique de vénus est 100 fois supérieure à celle de la terre.

Si Vénus est soumise elle aussi à un phénomène d’effet de serre, il ne résulte pas du dioxyde de carbone (CO2) qui présente des fenêtres de transmission très larges qui ne piègent pas efficacement le rayonnement infrarouge, mais de constituants en très faibles quantités relatives tels que SO2 et H2O. Bien qu'en très faibles quantités, ils absorbent les radiations dans cette tranche de longueurs d'onde, tout comme le font également les fines particules d'acide sulfurique qui constituent les nuages.

En outre Vénus compte des milliers de volcans dont certains cratères font plusieurs centaines de kilomètres de diamètres.
Commentaire n°5 posté par thierry tamisier le 23/11/2009 à 22h54
 
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