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Je
le reconnais humblement, je n’avais pas vu venir la remontée du front national. Certes, j’imaginais peut être une consolidation du FN, débat sur la burka oblige, mais pas qu’il puisse à
ce point distancer le candidat de l’UMP.
En 2004 le candidat du FN avait réalisé un bon 20 % au premier tour et 21 % au second, mais le contexte était différend avec un FN en pleine euphorie après les élections de 2002.
Après la déconvenue de 2007, on pouvait plutôt s’attendre à un tassement de l’électorat FN.
Et bien pas du tout, avec 24.65 % au premier tour et 28.23 au second, il n’y a plus de doute, à Port saint Louis du Rhône la droite c’est lui ; Jean Marie LEPEN. Et que l’on
ne vienne pas me baratiner avec les éternelles théories selon lesquelles le FN profite toujours plus de l’abstention ; » et si ma tante en avait on l’appellerait mon
oncle… »
Non, il s’agit d’une véritable tendance puisque Jean Marie Lepen a « cartonné » dans bon nombre de villes du département, et il démontre en plus qu’il dispose maintenant d’un
réservoir de voix pour le 2° tour puisque son score a encore augmenté de 4 points à Port saint louis entre les deux tours.
RESULTATS 2nd TOUR*
RAPPEL DES RESULTATS DU 1er TOUR
Alors cela m’intrigue, et j’interroge autour de moi.
J’apprends ainsi pèle mêle que l’ouverture du dernier restaurant « arabe » dans l’avenue centrale n’a pas été très bien perçu, et qu’au dernier mariage les drapeaux Algériens
étaient brandis du cortège de voitures. Ouais !? Bon !?
Mais ces évènements spécifiques à Port Saint louis n’expliquent pas que le résultat soit identique dans d’autres communes.
Il ne me semble pas que les français soient plus racistes, que l’insécurité ait à ce point augmenté ces deux dernières années, ni que l’on puisse imputer cette hausse à un débat sur
l’identité nationale qui n’a pas passionné les foules, et qui aurait peut être même l’effet inverse, en agissant comme un exutoire pré électoral.
Et si le vote FN était finalement un véritable vote de droite, et rien d’autre ?
Non pas un vote raciste, contestataire, ou même libéral, mais tout simplement un vote qui considère le FN comme l’incarnation de certaines des valeurs portées habituellement par la droite
classique traditionnaliste ; La droite du male blanc en quelque sorte.
Pas forcément celle qui est en conflit avec la France de la diversité, mais une droite modérée, plutôt catho, et qui se préoccupe aussi que ce fameux « male blanc », ou
« bonus pater familias blancus », soit au moins aussi bien traité et respecté que les autres dans son mode de vie et ses traditions ; Cet électorat qui n’est pas
dans une logique de racisme et de rejet de l’autre, mais seulement dans une problématique de mixité des cultures. Une droite à la Gérard Longuet, lequel fini par nous dire un jour ;
»Je préfèrerais que le poste de président de la « Halde » soit occupé par un français issu du corps traditionnel » ; nous y voilà ! (dans une opposition franco/ française)
(La HALDE ; haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) est une autorité
administrative indépendante créée par la loi du 30 décembre 2004).
Les raisons à l’origine des doutes du « corps traditionnel « peuvent apparaitre multiples ;
Pour s’en convaincre il suffit d’écouter encore sur ce blog la vidéo interview d’Anne Lauvergeon, PDG d’Areva, et qui au sujet de sa politique de recrutement l’affirme haut et fort,
« tout sauf le mâle blanc ».ANNE LAUVERGEON ET LA
POLITIQUE DE RECRUTEMENT D’AREVA; "TOUT SAUF UN MALE BLANC"
Cette phrase irresponsable est une véritable déclaration de guerre. Je ne me rappelle pas d’ailleurs que quelqu’un, parmi l’élite bien pensante, n’ait jamais réclamé des excuses.
On peut rajouter à cela tout le « tintamarre » sur la discrimination positive, qui exacerbe le sentiment d’injustice d’une classe moyenne française qui paie déjà
beaucoup de charges pour très peu de retour en terme d’aides sociales, et qui dit ;« n’avoir jamais droit à rien ».
Sans oublier ces personnalités qui semblent occuper des postes élevés au gouvernement uniquement parce qu’elles sont issues de la diversité ; ne l’a-t-on jamais entendu à l’égard de
RAMA YADE, « son seul mérite c’est d’être issue de la diversité ». Il y en a d’autres qui en plus d’avoir bénéficié d’une discrimination positive qui
ressemble plus à un jeu de passe droit, ne semblent avoir aucune légitimité à occuper des fonctions ministérielles habituellement réservées à des gens d’expérience. Ce qui n’était ni le
cas de Bernard Laporte, ni celui de Rachida Dati, ni encore celui de Fadéla Amara, laquelle rajoute par-dessus tout une arrogance et un style d’expression d’une vulgarité peu
commune.
« Nommer une personne de confession musulmane à la tête d’une justice qui prend sa source dans la morale judéo-Chrétienne, c’est au moins une faute de gout », m’indiquait
caustique un avocat Marseillais.
On ne soulignera jamais assez
combien, en procédant à une intégration artificielle et symbolique, qui cache les vrais problèmes d’intégration car tout le monde n’est pas Mme Dati, cela peut avoir des conséquences
dramatiques sur l’étranger lambda qui n’aspire qu’à vivre paisiblement en France.
Voila une droite UMP qui ressemble de plus en plus à la gauche caviar, qui pratique une politique d’ouverture dans laquelle son électeur ne se retrouve plus, Kouchner, Mitterand,
et qui dit finalement…. qu’elle ne veut plus être la droite.
Car à force de chasser sur les terres des
autres, l’UMP va perdre son électorat.
"Comprenez bien, quand on écoute les propos de Georges Frêche on se demande comment l’opinion dans son ensemble aurait réagit si ces mêmes propos avait été tenus par Jean
Marie Lepen », me confie un journaliste de presse écrite.
Il est clair que l’excès est entré peu à peu dans un dangereux processus de banalisation, avec notamment des gens comme Frèche ou Cohn Bendit, et qui contribuent à « faire bouger les lignes » mais pas
forcément comme on l’entendait.
Dans un tel contexte, Jean Marie Lepen apparaît au moins aussi respectable que quiconque pour incarner un électorat de droite plus classique, qui semble abandonné par ses
leaders.
Je réalise que le titre de cet article a été mal choisi, et que j’aurais du écrire « qui va à la chasse perd sa place », c’est bien ce qui semble se
produire.
Telle est la morale de l’histoire, et le MODEM l’avait déjà payé très cher pour ne pas l’avoir compris ; l’électeur aime bien que chacun reste à sa place et tienne son
rang.
Thierry Tamisier, alias le juge est en marche, le 23 mars 2010.
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