article de thierry Tamisier

Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /2010 23:28

rudy-ricciotti-architecte-1-.jpgJe ne pouvais pas le citer dans mon article précédent et ne pas revenir sur cette personnalité hors du commun qu’est Rudy Riccioti, surtout qu’il a du talent, et qu’en plus il est Port Saint Louisien d’origine, même s’il est aujourd’hui installé à Bandol.

 

 Et cela se sent !

 

Professionnellement il est inclassable, et je ne m’aventurerais pas à commenter ses réalisations, je n’ai pas les connaissances suffisantes, et d’autres l’ont fait mieux que moi.

 

1832_10_d-1-.jpgIl est toutefois incontestables qu’il est un architecte à la mode, il a obtenu le grand prix national d’architecture en 2006, et on le voit partout, il est l’architecte « qui fait danser le béton »;

 

 «Ricciotti ? À ma connaissance, aucun architecte français n'a gagné autant de projets prestigieux en si peu de temps depuis au moins cent ans.» Tel est le constat d'Emmanuel Caille, le rédacteur en chef de la revue architecturale d'A.

 

Humainement, et avec un look à la Antonio Banderas, il ne laisse personne indifférent. Je l’écoute volontiers prononcer des paroles qui pourraient tout aussi bien sortir de la bouche d’un homme politique ;

 

«  Je crois au contexte…à partir du moment ou on a des croyances on a les idées claires… il faut avoir envie de faire et la culture de la lutte »

Comme créateurs il a une approche universaliste et sa personnalité est sans compromis. Vous en penserez ce que vous voulez, mais je ne résiste pas à l’envie de reproduire ci-après une lettre qu’il à envoyée à la ministre de la culture Christine Albanel daté du 2 mai 2008. Il s’agissait d’un marché de maître d’œuvre concernant l’abbaye de Montmajour et qui prévoyait une succession de pénalités par jour de retard, ce qui faisait peser une menace certaine sur ses honoraires. Mais ce dernier, officier des arts et des lettres, n'est pas du genre à se laisser faire. Alors mettez les casques et éloignez les enfants, ça sent bon les tamaris, le mistral, l’embouchure du Rhône, et l’apéro du dimanche au bar des pins ;

« Je veux bien admettre que ma gueule de voleur de poule et mon accent de bâtard méritent peu de considération, mais ce contrat scandaleux et méprisant n'incarne pas l'idée que je me fais de l'Etat, de la démocratie et de la culture. Je veux bien admettre que les pulsions fascistes et autoritaires puissent amener à ce délire psychopathe, paranoïaque et tortionnaire, mais je ne veux pas me faire enculer avec le sourire sardonique de la Joconde sans protester tout de même.”

“Par voie de conséquence, je vous prie de chercher le pigeon corvéable à merci, plumable à souhait, docile et sodomisable frontalement ailleurs que dans mon cabinet. Je vous accolade cependant à la manière des commandos marines. Je veux bien renoncer aux exorbitants 20 000 euros d'honoraires pour toute cette mission et ainsi ne rien signer et travailler gratuitement ce qui me reviendra moins cher.”

La ministre aura sans doute apprécié cette virile interpellation. Le style, c'est l'homme, et celui de Rudy est sacrément couillu !

Pour être tout à fait complet dans l’approche du personnage voilà encore un extrait d’une autre description du personnage emprunté à « leRavi » ; http://www.leravi.org/spip.php?article68

« Il est foutu le temps des cathédrâââââââââleuuuuuus, laaa, la-la, la-laaaa » (il arrive en chantant sur la mélodie du klaxon multitonal de son cabriolet sportif dont il descend en enjambant la portière. Sur la banquette arrière, deux top models réajustent leur string Calvin Klein puis se refont les ongles).

Salut, moi c’est Rudy Ricciotti : R.R., comme Rolls-Royce. Je ne manque pas d’ « r », ha, ha, ha !

(Riant comme un possédé, il entreprend une sarabande devant sa villa surplombant la mer. Sur le paillasson, inscrit en quatre langues : Money makes the devil dance. Puis, il monte quatre à quatre les escaliers sans que son costume neuf de couturier milanais ne se froisse, l’homme aime parler à la troisième personne).

Tu vois ce bureau, coco, c’est « l’ambition démesurée du travail ». Six mètres de cuir pleine fleur, du requin blanc des Malouines pêché à la mouche, autrement, la peau est trop rugueuse. « Prévu provisoirement chez Honecker, pour être installé définitivement chez Ricciotti ». Que veux-tu, les empires meurent, les architectes restent. Du haut de ces pyramides... (Il ouvre une cave à cigares en ronce de noyer).

Un cohiba ? Tu vois, ce que Ricciotti aime dans le cigare, c’est qu’il est roulé sur les cuisses finement perlées de sueur de jeunes ouvrières cubaines. C’est ce qui leur donne ce parfum inimitable.

L’homme est abrupt, rugueux, volontiers provocateur mais avec un sacré talent, qui contraste avec l’image que veut se donner le personnage. Avec une infinie sensibilité, et une justesse dans les réponses apportées de son architecture construite et projetée, il est, dit on, ce qui se fait de mieux en France actuellement, et une personnalité brillante capable d’extraire la question essentielle des problèmes de notre temps. Il définit l’architecture comme un projet romantique et révolutionnaire dont la dimension sociale n’échappe à aucun architecte. Il admet encore une responsabilité collective du point de vue de l’ensemble des questions urbaines, et on sait combien l’urbanisme est un pilier essentiel du "vivre ensemble". Et de conclure par la question de principe la plus essentielle de toutes,  celle du réel ; sommes nous capables de transformer le réel ?

Là réside selon lui l’aventure politique, mais aussi l’aventure révolutionnaire. Y a-t-il encore un futur ? Il y croit, il faut positiver, et on peut reconstruire le monde.

Je le laisse vous l’exposer dans un style bien à lui, et une fois encore vous ne serez pas déçus.


Peut être souhaiterez vous en connaître un peu plus, alors voila son site ; http://www.rudyricciotti.com/

Thierry Tamisier.

Par Le juge est en marche - Publié dans : article de thierry Tamisier - Communauté : Les gavés de l'écologie
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 01:11

Rappelez vous c’était il y a quelques semaines. Après un été assez chaud nous avions enchainé par un automne plutôt doux. Il n’en fallait pas plus pour déchaîner les adeptes de la théorie du réchauffement climatique qui nous expliquaient qu’ il était finalement assez simple de comprendre que la production de CO2 entrainait un effet de serre responsable du réchauffement moyen des températures du globe.

 

Cette situation devait conduire à la désertification au sud, et à la disparition de la banquise au nord, et les discussions allaient bon train pour savoir de combien de dixièmes de degrés la température aurait augmentée dans 50 ans. On baignait dans l’évidence, et les climato sceptiques qui osaient émettre quelques doutes sur des modes de raisonnement très simplistes, étaient qualifiés d’hérétiques à qui l’on réservait au mieux le bannissement.

 

Mais qui sont ses illuminés qui osent encore douter du réchauffement climatique ? s’interrogeait le docteur Jean Louis Etienne sur TF1 à une heure de grande écoute, et alors que tous les grands maîtres mondiaux de la climatologie regroupés au sein du GIEC sont d’accord pour le constater.

 

Comment peut-on douter du réchauffement climatique ? disait Corinne Lepage, alors que des chefs d’états constatent déjà chez eux les effets de ce réchauffement.

 

animal,fond-ecran-ours,568[1]Et puis il y avait l’ours blanc, devenue l’emblème de cette lutte pour sauver la planète. Rappelez vous des images de cet ours blanc dans son milieu naturel, que l’on nous montrait rachitique, incapable de se nourrir, contraint de nager jusqu’à épuisement pour trouver ses proies.

 

Ca quand même, c’était bien une preuve, non !? (pas si sur)

 

C’est dans ce contexte que se profilait déjà le fameux sommet de Copenhague ou il n’était question de rien de moins que de sauver la planète. Les « écologistes » tenaient enfin leur revanche, après des années de marginalité, ils jouaient enfin les premiers rôles.

 

   Alors là !... Alors là ! mes amis ;  Les Hulots, Lepage, Cohn Bendit, et autres Duflot, étaient à leur affaire pour rouler les mécaniques dans l’habit de ceux qui savaient depuis bien longtemps, eux même relayés par une ribambelle d’inconnus locaux qui pouvaient s’autoproclamer conférencier sur le réchauffement climatique.

 

Ils n’hésitaient pas, avec une certaine condescendance, à me donner des leçons sur la théorie de l’effet de serre, dès que j’émettais quelques doutes pourtant étayés par une argumentation scientifique dans les articles publiés sur ce blog.

 

Certains semblaient encore beaucoup s’amuser qu’un militant Modem et Cap 21 se prétende lui aussi à la pointe du combat pour l’environnement, et puisse à ce point aller à contre courant de l’air du temps, pauvre bougre pensaient ils ;

 

« Bonsoir, je lis avec amusement certains faits relatés dans l'article.

 

Je vous remercie de remettre en question le réchauffement climatique, cela permet de confronter des visions. Sauf que dans le cas du réchauffement climatique (sujet sur lequel je donne quelques conférences), il y a un consensus ... Je ne rentrerai pas les détails du rayonnement infrarouge piégé par le C02 ... car cela est inutile, vous pouvez avec un peu de curiosité comprendre le phénomène en trouvant sur internet quelques présentations. » Mail d’Olivier Lesage Cap 21 sur la liste des verts au régionales du 29 novembre 2009.

 

J’avais remercier Olivier Lesage de son conseil tout en lui indiquant que ma formation d’ingénieur thermicien m’avait quand même permis d’acquérir quelques notions dans ce domaine.

 

Et puis finalement le sommet s’est mal passé, ont-ils dit. Mince alors !

 

La faute à qui ? Aux climato sceptiques bien sur, «  ces criminels qui ont pourri le sommet » disait Lepage.

 

Cher lecteur, Est il nécessaire d’aller plus loin pour illustrer ce qu’est une pensée dogmatique reliée à un comportement Stalinien ?  On doit tous penser la même chose et à mort celui qui marque sa différence !

 

Finalement, les seuls qui sont mort, son mort de rire ! Et je n’en suis pas loin moi-même, surtout lorsque les autorités maritimes suédoises indiquent qu’une cinquantaine de navires sont bloqués par les glaces en Baltique ;

photo_1267729644790-1-0-1-.jpg"Quelques 50 navires marchands attendent les secours de brise-glaces (et) nous avons eu jusqu'à six gros ferries bloqués mais nous avons réussi jusqu'à présent à en dégager deux", a précisé à l'AFP Johny Lindvall, de l'unité des brise-glaces de l'Administration maritime suédoise. Ces ferries assurent la liaison entre la Suède et la Finlande sauf le Regal Star, bloqué depuis mercredi 23h00 GMT alors qu'il se dirigeait vers l'Estonie, a-t-il ajouté. La plupart des navires sont pris dans les glaces par fort vent à l'entrée de l'archipel de Stockholm qui compte quelque 24 000 îles où les températures sont négatives depuis la mi-décembre dans un hiver inhabituellement très rigoureux.

"Nous n'avons jamais vu (autant de bateaux bloqués) depuis les années 80", a affirmé Johny Lindvall.

"Le problème de ces gros ferries c'est qu'ils pensent pouvoir affronter la glace. Ils ont des moteurs extrêmement puissants mais cette fois c'est trop difficile pour eux", a-t-il dit à la radio publique suédoise.

C’est à se demander si les ours polaires seront bientôt à Copenhague.

Bon, il va quand même falloir changer un peu de sujet. Allez c’est promis je j’oublie Copenhague jusqu’à ce que les ours soient à l’embouchure du Rhône.

Mais au rythme ou vont les choses…

J’y pense, vous vous rappelez que le 14 on vote. Alors pensez vous vraiment que l’on puisse confier deux milliards d’euros (budget de la région Paca) à Mme Vichnievsky la représentante en PACA de nos climato alarmistes ?

Thierry Tamisier, Le 6 mars 2010.

Pour revenir sur les articles déjà parus sur le même sujet;

http://www.lemodemdepsl.com/article-copenhague-le-fiasco-continue-45546709.html

http://www.lemodemdepsl.com/article-grand-betisier-2009-les-verts-et-l-homo-pinguis-ecologicus-42315248.html

http://www.lemodemdepsl.com/article-copenhague-qu-importe-le-flacon-pourvu-qu-il-y-ait-l-ivresse-le-debat-est-lance--40701246.html

http://www.lemodemdepsl.com/article-rechauffement-climatique-platon-et-l-allegorie-de-la-caverne-40280796.html

http://www.lemodemdepsl.com/article-le-militant-ecolo-de-la-marginalite-au-populisme-39933990.html

 

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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 22:48

C’est la trêve de fin d’année qui m’incite à abandonner temporairement les sujets polémiques pour vous inviter à Port Saint Louis partager l’une de mes passions ; La pêche à la ligne. Calée entre la mer et le fleuve, cette ville offre de nombreuses possibilités pour pratiquer la pêche du bord que ce soit en mer ou dans les eaux du Rhône ; C’est peut être même le paradis des pécheurs.

Selon les endroits on pourra y pécher des poissons d’eau douce, avec notamment de belles carpes de plusieurs kilos, ou des poissons d’eau de mer, particulièrement des Loups et des dorades.

 P1010078.JPG

Il existe cependant des endroits singuliers au bord du Rhône ou l’on peut, tout à la fois, espérer sortir des poissons d’eau douce et des poissons d’eau de mer. Les prises effectuées dans l’une ou l’autre des catégories de poissons, sans déplacer sa chaise, dépendront de la profondeur à laquelle on positionne l’appât, des courants, et de l’heure de la journée. Quant à l’appât choisi ce sera le plus universel de tous, l’éternelle larve de mouche, j’ai nommé ; l’Asticot.

Et oui !! L’asticot cela marche aussi pour attraper des loups et des dorades, et vous n’en serez pas le premier étonné, on les achète dans les magasins de pêche « au litre » (environ 6 euros) ce qui permet d’amorcer le coup. 

La technique que nous allons utiliser c’est la technique de la pêche à la bolognaise qui comme son nom l’indique a été mise au point par des italiens. Elle consiste à pécher avec des longues cannes munis d’un moulinet, ce qui permet de pêcher profond et de travailler les gros poissons en diminuant le risque de rupture du fil.  

C’est mon ami Christian, un très bon pêcheur, qui m’a enseigné cette technique que nous sommes peu nombreux à pratiquer. Et quel plaisir de passer un après midi au bord du Rhône avec mon pot, surtout quand la pêche est bonne.

Bon, assez discuté, je vous présente le maître, avec lequel je commence à faire jeu égal, bien que je le laisse toujours choisir le meilleur endroit du jour, on pêche un petit moment, et on fait les comptes.

 




C'est parti pour le mano à mano, un petit moment de pêche entre copain, agrémenté de bonnes discussions sur des sujets qui nous tiennent à coeur comme par exemple la pêche au Sénégal, et on fait les comptes en fin d'après midi.



Bon voila, c'est quand même pas trop mal, et on n'oublie surtout pas de rendre à mère nature, et sains et saufs, les sujets qu'elle nous a prêtés cela permettra de les attraper à nouveau l'année prochaine.

On peut toujours conserver une ou deux belles pièces pour déguster à la maison. Pour ceux que cela intérresse je donne quelques tuyaux si on sait me les demander gentiment.

Bonne Pêche à Tous, Thierry Tamisier le 28/12/2009.

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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 22:01

Le réchauffement climatique peut on encore en débattre ? Tel était le thème de la conférence proposée par M. Emmanuel Martin, docteur es sciences économiques de son état, et qui s’est déroulée à la faculté d’Aix en Provence mercredi dernier. J’ai assisté à cette conférence pendant laquelle M. Martin  nous a fait part de son scepticisme pour les théories des scientifiques du GIEC sur le  réchauffement  climatique.

 http://www.unmondelibre.org/Martin_debat_interdit_011009

 

Les doutes s’articulaient autour de deux axes principaux que j’avais eu l’occasion d’aborder dans mes précédents articles ; http://www.lemodemdepsl.com/article-taxe-carbone-copenhague-et-l-ecologie-mythes-et-realites-38256761.html http://www.lemodemdepsl.com/article-le-militant-ecolo-de-la-marginalite-au-populisme-39933990.html

 

D’une part, la qualité très discutable des estimations des températures au cours du temps. Et ensuite la corrélation entre présence de CO2 dans l’atmosphère et réchauffement, alors qu’il est démontré que le réchauffement climatique a toujours précédé l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère, et non l’inverse.  http://co2climate.e-monsite.com/rubrique,variations-de-temperature,313034.html

 

La conférence a été suivie d’un débat au cours duquel les auditeurs ont pu exprimer leur point de vue, et poser des questions. Je retiendrais, des différentes interventions, le point de vue d’une étudiante qui proposait qu’en tout état de cause on applique le principe de précaution. La réponse fut immédiatement donnée par un autre auditeur qui rappelait que les moyens mis en œuvre sur la question du CO2 ne pourraient pas être consacrés à autre chose. Dès lors tout est question de priorité, surtout au moment ou le problème de la vétusté du parc des centrales nucléaires de l’ex URSS n’est toujours pas traité, et qu’il faudrait au bas mot y consacrer plus de 30 Milliards de dollars. On rappellera que ce sujet préoccupe beaucoup Jacques Attali qui lui avait consacré un ouvrage au titre évocateur de «  l’économie de l’apocalypse » (et celle là c’est peut être pour demain).

 

A la fin de cette réunion j’ai eu le plaisir de discuter avec le conférencier et un journaliste connue de la presse audiovisuelle qui nous confiait en off qu’il avait aussi beaucoup de doutes, mais que le catastrophisme climatique faisait vendre beaucoup de papier, en ponctuant son propos d’un « Comme dirait l’autre ;  Bad news (mauvaise nouvelle) Good news (bonne nouvelle) ». Voila, tout est dit, il ne faut pas compter sur la presse pour scier la branche sur laquelle elle est assise.

 

 Il est vrai que pour l’agitation médiatique, Copenhague c’est peut être mieux que la coupe du monde de Football, on remplace seulement Zidane par Obama (qui ira ou n’ira pas ?), nombreux seront les profiteurs (professionnels de la communication), et les chefs d’état qui rêvent de passer pour les sauveurs du MONDE puisque Copenhague est aujourd’hui présenté comme la dernière chance de sauver la planète (rien que ça !). On se pressait beaucoup moins au portillon pour le dernier sommet sur la faim organisé à Rome et ou seul Berlusconi était présent (pays organisateur oblige).

 

La théorie du réchauffement climatique continuera donc  de surfer sur l’air du temps jusqu’au sommet de Copenhague. C’est une opinion générale que personne ne remettra en cause, la Doxa en grec, celle dont Platon disait ;

« Qu’elle est une nuit à laquelle l’esprit doit s’arracher s’il veut penser. Les prisonniers de la caverne qui ne veulent rien savoir et tuent leurs compagnons libérés, dans le mythe fameux de la république, sont les hommes de l’opinion. Ils sont plongés dans l’obscurité et entendent y rester. En fait ils ne détestent rien tant que la lumière : la pensée, la connaissance véritable les exaspère ».

(Aller plus loin sur l’allégorie http://perso.ensad.fr/~longa/cours/Cave.html)

http://www.unites.uqam.ca/pcpes/ppt/platon.pps

 

Charles (Darwin) avait raison,  ce n’est que par la marge que les espèces évoluent.

 

Ecrit par Thierry Tamisier, le 29 novembre 2009.

 

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 01:52

L’écologie politique est elle compatible avec les partis de masse ?

 

La progression d’Europe écologie aux élections Européennes 2009 a  montré l’importance des  questions d’environnement dans le choix des électeurs. Le vote « écolo » n’a certes rien d’exceptionnel, et les verts ont déjà réalisé des scores très honorables. Mais ce qui est nouveau, c’est la transformation actuelle en courant de masse. Aux Européennes, « Europe écologie » devenait la troisième force politique nationale, et les sondages pour les  régionales 2010 démontrent que « l’alliance verte » pourrait talonner le PS.

 

Alors pourquoi subitement une telle percée ? Ce passage de la marginalité à la masse cache t’il une dérive populiste ? Ce qui in fine, nous ramènerait à une question essentielle; Et le militant écolo dans tout ça ?

 

Il n’est pas facile d’identifier des évènements intervenus depuis cinq ans, et que l’on pourrait considérer comme facteurs déclenchant de cette irrésistible ascension; L’accident de Tchernobyl ou de Bopal, les essais nucléaires et le scandale de l’amiante, datent de plus de 15 ans, et cela fait bien longtemps que le cancer n’est plus une maladie réservée aux seuls alcooliques et fumeurs. Ceux qui font état du réchauffement climatique ont noté une évolution entre 1978 et 1998, sans aggravation depuis, et nous n’avons pas attendu le 21° siècle pour réaliser les problèmes de la faim dans le monde ou celui de la surpopulation. Les émissions de Nicolas Hulot ont plus de vingt ans, et pesé beaucoup plus sur la conscience collective que les derniers films documentaires sur la  planète. En outre, la question du nucléaire civil ne semble plus passionner les foules, crise du pétrole oblige, et certains progrès notoires ont été réalisés en matière de diminution des rejets industriels, même si la situation n’est toujours pas satisfaisante, pas moins d’ailleurs qu’il y a vingt ans. Bref, il est fort probable que la prise de conscience de nos concitoyens sur la préservation de la planète ne date pas d’hier.

 

Toutefois, de la conscience au vote, il y avait un pas qui restait à franchir, et auquel ne sont jamais totalement parvenus à nous inviter les leaders successifs estampillés écolos jusqu'à la moelle , qu’étaient les Voynet, Waechter, Lipietz, et autre Lalonde. A  l’époque des essais nucléaires, de Tchernobyl, du scandale de l’amiante, du plomb (métal Europe) et des marées noires, les conditions semblaient pourtant beaucoup plus favorables.

Le succès des verts tiendrait il, dès lors, aux seules personnalités du trio Bové, Joly Cohn Bendit ?

 

 La encore on peut douter. D’abord parce que José Bové s’était déjà présenté à des élections en obtenant des scores marginaux. Ensuite parce qu’Eva Joly, n’est pas des plus charismatique, et qu’elle est une invitée de dernière minute dans le mouvement, quand à Cohn Bendit il cherche la fortune politique depuis 1968. Le succès d’Europe écologie ne tiendrait pas plus à leur programme dont je reste persuadé que 99% de leurs électeurs seraient bien incapables de se rappeler une seule idée. Non ce qui a fait le succès c’est la force de l’enseigne, «- E-CO-LO-GIE ».

 

Et le signal est probablement venu du haut comme d’habitude. Il fallait qu’une autorité légitime conforte l’électeur dans l’idée que l’écologie était un sujet central qui devait accéder à un rang politique supérieur. Les conditions étaient réunies pour l’explosion, il restait à allumer la mèche. Nicolas Sarkozy, très aux faits de ce que ressentent les français, avait bien compris que le débat politique autour des questions d’écologie deviendrait un enjeu majeur, du reste il n’était pas le seul. Après la fracture sociale qui avait permis au représentant UMP de l’époque, Jacques Chirac, de draguer une peu à gauche, l’identité nationale et le travailler plus de Nicolas Sarkozy pour séduire son aile droite et libérale, il ne restait plus qu’â devenir le gynécologue obstétricien de l’écologie, celui qui lui ferait pousser ses premiers cris de… Victoire.

 

Pour cela il fallait un évènement d’envergure, un débat, ouvert à d’autres intervenants que les seuls élus de notre démocratie représentative, au delà des collèges de scientifiques, mais visant quand même à prendre des décisions importantes. Dès lors l’appellation Grenelle était bien trouvée pour rappeler, par analogie avec 1968, qu’il s’agissait d’une consultation publique sur un sujet majeur.

 

Ainsi, Nicolas Sarkozy a réussi à ne pas laisser à la gauche le monopole de ce thème, et transformé par effet collatéral une conscience sociale en déterminant politique. On peut toutefois douter qu’il en ait prévu tous les effets, car si les hommes font l’histoire... ils ne savent pas l’histoire qu’ils font.

 

Ces dernières années, certaines personnalités ont soutenu l’idée selon laquelle l’écologie n’était plus le problème, mais la solution au problème, Corinne Lepage en tête. Notamment en terme d’emploi lorsque l’on faisait état des marchés qui restaient à développer en matière de déchets ou d’énergies renouvelables.

 Mais aujourd’hui ont est allé beaucoup plus loin ; c’est menthe pour tout le monde et « plus écolo que moi tu meurs ! ».

 

Notre bébé est peut être bien né, mais il ne va pas encore au pot;  plus surement son éducation reste à faire. Car s’emballer pour l’écologie ne doit pas conduire à reprendre à son compte toutes les hypothèses les plus farfelues, comme on le voit trop souvent aujourd’hui au sujet du réchauffement climatique.

Le côté people (l’émotion), l’emporte finalement sur le côté idée/ processus (la réflexion) et au détriment de l’efficacité de l’action.
On propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité, mais on ignore complètement les réalités de la décision politique, et pire encore le pilier fondamental de la science; le scepticisme.

C’est une forme de populisme qui s'attaque à la légitimité des élites intellectuelles, ne favorise pas l'éducation populaire, et conduit plus surement à ce que les leçons soient données au monde par des animateurs de télé.

 

Je notais cette semaine qu’à la fac de droit d’Aix en Provence une conférence serait donnée sur le thème ; « réchauffement climatique : peut on encore en débattre ? » ouf, je me sentirais presque moins seul. Mais la solitude n’est elle pas une condamnation inévitable pour celui qui avance au détriment du confort de l’idée reçue, et cultive le paradoxe qui consiste à observer les choses avec beaucoup d’émerveillement en conservant un scepticisme viscéral. D’ailleurs, le militant écolo, est il finalement autre chose qu’une simple sentinelle, aux avant postes, et chargée de prévenir de l’arrivée d’un probable danger.

 

Christophe Colomb le disait déjà ; « tout ce qui résulte du progrès humain ne peut se faire avec l’assentiment de tous, et ceux qui ont aperçu la lumière avant les autres sont condamnés à la suivre en dépit des autres. »

Dès lors, l’efficacité d’une action politique tournée vers l’écologie est elle toujours compatible avec le développement d’un mouvement de masse ?

 

Là encore, je suis sceptique !

 

Thierry Tamisier le 24 novembre 2009.

 

Explication de texte ;

 

Cet article est probablement celui qui m’a demandé le plus d’efforts. Le résultat est assez dense et ne sera peut être pas facile à lire pour tous. Aussi, je vous dois une explication de texte car, après tant d’efforts, cela m’ennuierait que le message ne soit pas compris. Explications ; 

 

Je constate qu’avec des scores supérieurs à 16 % les verts ne sont plus un parti marginal. J’émets ensuite l’hypothèse selon laquelle le Grenelle de l’environnement aurait joué un rôle déterminant pour transformer une fibre écologiste construite sur des dizaines d’années, en une décision de voter « vert ». Je me demande enfin si une dérive « populiste » de l’écologie politique ne serait pas la conséquence inévitable de l’accession des verts au rang de partie de masse. Cette dérive se traduirait par la mise au rancart d’une certaine élite intellectuelle par un peuple conduit par des animateurs de télé, et qui s’autoriserait à parler de tout pour dire n’importe quoi, sur des sujets par nature très compliqués.

 

Et de me demander si finalement, la promotion des valeurs de l’écologie ne perdra pas l’essentiel de sa force lorsqu’elle sera soutenue par des partis majoritaires, et si à contrario, et compte tenu de leur nature, ses valeurs ne seront jamais mieux défendues que par des organisations marginales au plan politique (associations et petits partis).

(Le populisme désigne un type de discours et de courant politique, critiquant les élites et prônant le recours au peuple (d’où son nom), s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique[1]. Il suppose l'existence d'une démocratie représentative qu’il critique. C'est pourquoi ses manifestations ont réapparu avec l'émergence des démocraties modernes, après avoir connu selon certains historiens une première existence sous la République romaine.)

 

 

Par Le modem de port saint louis du rhone - Publié dans : article de thierry Tamisier
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