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« Le problème avec le délire c’est de savoir s’il est un état divin qui pousse à sortir de la routine quotidienne, ou tout simplement le fruit d’une maladie humaine ».
C’est en ces termes, il y a plusieurs siècles, que le philosophe Socrate mettait en équation la frontière entre ce qui relève de la création, avec ce qu’elle a de plus divin et inattendu, et ce qui relève de l’excès avec ses pires conséquences pour la race humaine.
Il en est ainsi, lorsque la capacité à s’extraire de la réalité quotidienne, ne conduit plus à révéler, au-delà des apparences, une nouvelle « universalité » entre les choses (comprenez une nouvelle perspective, un sens et un ordre différent), mais seulement à l’assouvissement d’une pulsion destructrice de l’homme contre lui-même.
Alors quel sens Dany Cohn Bendit a-t-il voulu donner aux choses quand il a écrit son livre « le grand Bazar », et dans lequel il relate des faits qui remontent à une période ou il était animateur social en charge de la garde d’enfants à FranKfort.
Il écrit, (Source l’Express
internet) (accrochez vous bien !);
L'affaire, dénoncée
par la presse britannique, avait été relayée en mars 2001 dans les médias français. A la suite d'un article publié dans L'Express, Daniel
Cohn-Bendit avait utilisé son droit de réponse dans les colonnes du journal pour expliquer le contexte de ses écrits et le caractère provocateur qu'il revêtait à l'époque. Ces passages
sont, explique-t-il, une manière "d'épater le bourgeois".
Il trouve aujourd'hui ses propos "irresponsables" et regrette. "C'était l'époque", plaide-t-il, la révolution sexuelle ne savait rien de l'abus sexuel".
Ces regrets ne suffisent pas, toutefois, à apaiser toutes les craintes soulevées par les actes d’un personnage qui aspire aux plus hautes fonctions politiques continentales, celles de député Européen.
(Soit dit en passant, un député Européen, il y en aura 700, représente environ 1 Millions de personnes).
Le sens commun suffit, pour réaliser que les écrits de Daniel Cohn Bendit sont l’œuvre d’une personne mentalement « déviante », mais qui avait pleinement conscience du caractère pervers de ses actes. Il agissait, en outre, dans un sentiment d’impunité totale, puisqu’il s’en est vanté.
Le tout est écrit dans un style assez anodin comme si, finalement, il suffisait de mettre des enfants avec des adultes pour que de tels faits ne soit pas vraiment exceptionnels, sauf que lui, le grand Dany, serait le seul capable de l’assumer publiquement.
Et bien non ! les faits relatés par Daniel Cohn Bendit, même s’ils remontent à 1975 ne sont pas une simple fatalité dans les rapports enfants / adultes !!
A cette époque (fin des années 1970), J’ai moi-même encadré des enfants en colonies de vacances, et je ne me souviens pas que certains se soient pendus à ma braguette. Si cela s’était produit, j’aurais eu pleinement conscience que quelque chose d’inacceptable se produisait.
Certes, à chaque pêché sa miséricorde, mais notre ami Dany a t’il changé depuis ?
On peut en douter, tant il continue de transgresser toutes les règles élémentaires de courtoisie et de bonne conduite propres aux sociétés civilisées.
Toujours prompt à clouer ses adversaires au pilori, il a peut être prononcé, jeudi soir, les mots de trop en insultant François Bayrou.
Et François Bayrou s’est défendu. Hé oui ! Mon Dany, mais vous l’aviez bien cherché.
Combien de meeting à essayer de faire passer François Bayrou pour un illuminé, à qui la vierge aurait donné cette assurance qu’il serait un jour président.
Qu’est ce qui valait à François Bayrou un tel traitement, si ce n’est la seule intention de faire main basse sur l’électorat du MODEM ?
C’était si facile, dès lors,…….de jouer sur la proximité entre PAU et Lourdes.
Mais désormais c’est lui, Dany, qui aura bien besoin de la vierge pour faire oublier à tous ceux qui savent désormais, les choses ignobles qu’il a pu faire et écrire.
Et s’il n’a comme seul argument que son intention était à l’époque « d’épater les bourgeois », on se demande bien de qu’elle bêtise il serait alors capable pour épater ses électeurs, en particulier lorsqu’il sera question de sujets aussi important que le nucléaire Européen.
Il reste que ce Monsieur ne s’en sortira pas tout seul, d’autant qu’il s’enlise en soutenant que « la révolution sexuelle ne savait rien de l’abus sexuel ».
Comme si le fait de se laisser tripoter par des enfants relevait de la même dynamique que la question des rapports sexuels entre adultes hors mariage, et que l’attouchement des enfants ne soit finalement que l’étape ultime de cette libération, étape qu’il conviendrait toutefois de ne pas franchir (ce que Dany aurait quand même, semble t’il, mis 25 ans à comprendre) ;
Et bien non, l’abus sexuel sur enfants n’est pas la phase ultime de la libération sexuelle, mais la conséquence d’une maladie humaine grave.
Il faudrait donc peut être expliquer à M. Cohn Bendit que l’on peut être complètement libéré sexuellement, sans pour autant éprouver de besoin à l’égard des enfants.
A l’époque où l’on peut envoyer en prison pour une simple conduite en état d’ivresse, M. Cohn Bendit représentera la France au parlement Européen, un comble !
Mais, Mme Joly pourra elle peut être un jour nous expliquer tout cela, moi j’ai beaucoup de mal à comprendre.
Je suis ravi qu’autant d’électeurs aient manifesté leur intérêt pour l’écologie, mais la personnalité de Daniel Cohn Bendit restera une ombre au tableau.
Et je pense sincèrement que François Bayrou n’a pas à s’excuser, d’autant que ce qui est en cause dans le résultat obtenu aux élections par le MODEM, ce n’est pas tant ce qui a été dit, mais plutôt ce que nous avons oublié de dire.
Et je vais arrêter là, tout un chacun aura l’occasion d’affiner son point de vue sur M. Cohn Bendit.
Thierry Tamisier.
Publié le 10/06/2009 à 14h34