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C’était tout d’abord l’Aixois François Xavier de Peretti qui était pressenti par François Bayrou, bien avant les élections
Européennes, pour mener la campagne des régionales 2010. Cette situation procédait d’une volonté de partage des responsabilités entre les deux co-présidents du MODEM 13, Jean Luc Bennahmias et
François de Peretti, avec les Européennes au premier, et les régionales au second. Cette stratégie convenue, et dans laquelle chacun trouvait son compte, a toutefois été planifiée avant les
Européennes. Nos instances supérieures croyaient alors le MODEM capable d’accéder au statut de « parti de gouvernement ». Face à un tel optimisme, les résultats plus que mitigés déjà
obtenus aux législatives 2007, et municipales 2008, passaient totalement inaperçus : nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
C’est dans le prolongement de cette fausse dynamique que les Européennes rendront un verdict encore qualifié de décevant
pour ceux qui n’avaient toujours pas compris. Avec la faiblesse de notre appareil politique et le peu d’efforts mis en œuvre pour structurer le mouvement, il était déjà bien heureux d’atteindre
la barre des 8%.
Pour éviter la remise en question, on a cherché ailleurs les raisons de ce pseudo échec. Le modem a donc logiquement continué à descendre pour se présenter à l’entrée de la ligne droit des
régionales avec des sondages à moins de 5%, mais ce n’est toujours pas dramatique insistent certains, pour lesquels seul compte le sprint final (Il suffit d’y croire).
Si le résultat restait conforme aux sondages actuels, cela aurait deux conséquences très regrettables ; La première, que l’on ne sera pas en situation de fusionner, et donc d’obtenir des élus. La deuxième, que l’on ne pourra pas obtenir les 700 000 euros de remboursement des frais de campagne, et la question se pose de savoir qui paiera une campagne à minima qui couterait quand même 300 000 euros. Dans ces conditions on comprend mieux la défection de François Xavier de Peretti, même s’il invoque d’avantage la perspective d’une annulation des élections municipales aixoises, et le désir de se consacrer exclusivement aux affaires de sa ville.
Voilà comment on a pu se retrouver à quelques semaines du scrutin, sans liste, sans tête de liste, et sans avoir la totalité du financement. Cette situation, sans queue ni tête comme diront les plus lucides, met aujourd’hui le Modem en position de « relégable », et dans ces conditions on pourrait regretter le refus de François Bayrou à la proposition de Ségolène Royal.
Mais les miracles, bien sur, sont toujours possibles.
Thierry Tamisier.
Publié le 01/02/2010 à 00h15